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| | Pearl harbor,11/09 et seconde guerre passés au mixeur!!! | |
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Le-meilleur-des-mondes

Nombre de messages: 1809 Age: 22 Localisation: "Prisonnier du village" Date d'inscription: 06/07/2007
 | Sujet: Re: Pearl harbor,11/09 et seconde guerre passés au mixeur!!! Dim 13 Jan - 16:57 | |
| La guerre globale a commencé Sans fin et injustice absolue Une analyse géopolitique par Michel Collon http://www.onnouscachetout.com/themes/nom/geopolitique.php«Guerre contre le terrorisme» ? Si c’était un film, ce scénario officiel serait rejeté comme ne tenant pas debout et cachant d’autre motivations. Première invraisemblance : en 1999, puis en 2001, les talibans ont estimé que la présence de Ben Laden sur leur territoire empêchait leur reconnaissance internationale et ils ont proposé aux Etats-Unis de l’éliminer ou de le neutraliser. A chaque fois, les Etats-Unis ont refusé. Cela a été révélé par Laili Helms, qui représentait officiellement les talibans à Washington Qui n’a pas démenti. Pourquoi? Deuxième invraisemblance : peu avant les attentats, Ben Laden, l’ennemi public activement recherché paraît-il depuis trois ans, était venu tranquillement se faire soigner à Dubaï et y avait rencontré le responsable local de la CIA. Troisième invraisemblance : après les attentats, les talibans ont à nouveau proposé de livrer Ben Laden pour qu’il soit jugé dans un pays neutre. Une telle solution avait été appliquée pour l’attentat aérien de Lockerbie, débouchant sur la condamnation d’un citoyen libyen. Mais Bush a tout de suite refusé. Pourquoi? Quatrième invraisemblance : chacun sait à présent que les Etats-Unis ont mis en place, financé et armé Ben Laden pour contrôler l’Afghanistan. On dit moins qu’ils ont aussi utilisé ces milices fanatiques pour des objectifs semblables en Bosnie, au Kosovo, en Macédoine, en Tchétchénie. Pourquoi refuse-t-on d’ouvrir le dossier de leur rôle dans ces guerres aux conséquences tragiques? Cinquième invraisemblance : on nous dit que pour garantir la démocratie et respecter les droits des femmes, il fallait éliminer les talibans. Et qui prend leur place? L’Alliance du Nord de feu le commandant Massoud, au sanglant palmarès de terreur et de trafics criminels. Qui donc avait imposé la Charia islamiste à Kaboul en 1994? Massoud lui-même. Contradiction flagrante aussi sur le fond du problème : chacun sait qu’on n’éliminera pas le terrorisme avec des bombes mais en s’attaquant aux injustices et aux oppressions qui lui fournissent un terreau.
S’attaque-t-on dès lors à la faim dans le monde que 15 milliards de dollars suffiraient à éliminer? Non, on augmente de 40 milliards le budget militaire US. Et les budgets européens vont suivre. Plutôt que de résoudre la question palestinienne, Bush signe en novembre 2001 un énorme contrat (200 milliards $) pour construire un bombardier encore plus terrible, le Joint Strike Fighter. Dont chaque victime remplira les poches déjà bien bourrées des constructeurs Lockheed Martin et Boeing.
Tout ceci amène à se demander si la guerre n’avait pas été décidée bien avant les attentats. Oui, a affirmé l’ancien ministre pakistanais des Affaires étrangères, NiazEn fait, ce que les Etats-Unis poursuivent à travers cette guerre, ce sont cinq objectifs bien plus vastes :
1. Contrôler le pétrole et le gaz d’Asie centrale. 2. Imposer leurs bases militaires au coeur de l’Asie, entre Chine et Russie. 3. Préserver la domination US sur l’Arabie Saoudite. 4. Militariser l’économie comme “solution” à la crise qui couve. 5. Briser la résistance du tiers monde et la lutte antimondialisation.
A poursuivre tant d’objectifs à la fois, une superpuissance peut sembler forte. En réalité, elle y montre aussi sa faiblesse. De plus en plus contestés, par le tiers monde à l’OMC, par les jeunes antimondialisation sur Internet et dans la rue, les Etats-Unis et leurs alliés réagissent par la guerre. Mais tôt ou tard, leurs divers objectifs entrent en contradiction entre eux. Tandis que leur arrogance, leur mauvaise foi, leur agressivité ne font qu’augmenter la révolte partout. L’Empire est en crise. Naïk. Fin juillet déjà, «des fonctionnaires américains lui avaient parlé d’un plan américain visant à lancer une action militaire pour renverser le régime taliban et installer à sa place un gouvernement d’Afghans “modérés”. Cela se ferait à partir de bases situées au Tadjikistan où les conseillers US étaient déjà en place. On lui déclara que si l’action était maintenue, elle aurait lieu avant les neiges, vers la mi-octobre au plus tard.» Comment expliquer toutes ces invraisemblances ? Quiconque lutte pour le progrès, la justice et la paix, est donc forcé de se poser la question des objectifs réels s’il veut pouvoir expliquer autour de lui ce qui se passe. C’est d’autant plus nécessaire que les dirigeants US eux-mêmes - qui d’habitude minimisent l’ampleur de ce qu’ils font - déclarent cette fois que la guerre durera de longues années et que d’autres Etats en deviendront les cibles. En outre, ces mêmes dirigeants prennent - à l’étranger mais aussi sur leur propre territoire - des mesures de répression extrêmement graves. Qu’ils pourront utiliser contre toute opposition politique, notamment le mouvement antimondialisation. Oui, nous sommes entrés dans une nouvelle forme de guerre, plus grave encore que les précédentes. Nous sommes entrés dans la guerre globale. Objectif n° 1 : Contrôler les routes du pétrole Beaucoup de guerres dites “incompréhensibles” sont en réalité des guerres pour l’or noir, écrivions-nous dans notre livre Monopoly Les multinationales pétrolières US et leur gouvernement entendent contrôler toutes les routes permettant d’exporter les énormes réserves de pétrole et de gaz d’Asie centrale. Nos cartes géographiques indiquaient les pays ayant le malheur de se trouver sur les routes vers l’Ouest : Tchétchénie, Géorgie, Kurdistan, mais aussi Yougoslavie et Macédoine. Autant d’ingérences, autant de guerres. Mais ces cartes montraient aussi les menaces planant sur la route Est (vers la Chine et le Japon). D’autant que la CIA soutient activement les milices islamistes ouïgoures antichinoises du XingJiang. Ainsi que sur la route Sud puisque la multinationale US Unocal intrigue depuis longtemps pour contrôler le pipe-line à construire à travers l’Afghanistan et le Pakistan. Juteux bénéfices à la clé. L’industrie pétrolière est omniprésente au coeur même de l’administration US. Elle a fourni tous les ministres des Affaires étrangères depuis la Seconde Guerre mondiale, à l’exception de deux. Dont l’actuel, certes : Colin Powell. Mais on ne perd pas au change puisque la famille Bush est une des principales familles pétrolières du Texas. Et surtout parce que le véritable chef de l’administration Bush, à savoir Dick Cheney, est lui-même un poids lourd de cette industrie. Juste avant de devenir vice-président, il a été - cinq ans durant - à la tête de Halliburton. Une des principales sociétés de services à l’industrie pétrolière, présente dans plus de 130 pays et employant cent mille personnes. Chiffre d’affaires 1999 : 15 milliards de dollars. Une des 400 plus grosses multinationales du monde. Pour arriver à de si beaux résultats, Cheney n’a pas hésité à fricoter avec la dictature en Birmanie. Et au Nigéria, ses investissements ont fortement augmenté après l’assassinat de plusieurs militants écologistes et l’écrasement des protestations populaires dans le delta du Niger. De plus, des responsables de l’administration auraient aidé Halliburton à décrocher de gros contrats en Asie et en Afrique, selon des documents du Département d’Etat tombés aux mains du Los Angeles Times La guerre annoncée est donc arrivée. En fait, depuis plus de vingt ans, Washington manoeuvre et complote afin de s’emparer de l’Afghanistan, carrefour stratégique de l’Asie. Le but n’a pas varié, mais les méthodes si. Ce fut d’abord en armant les milices islamistes contre l’Union soviétique. La plus grosse opération CIA de tous les temps. Un diplomate US au Pakistan confiait en 1996 : «Vous ne pouvez injecter des milliards de dollars dans un Jihad anticommuniste, accepter des participants du monde entier et ignorer les conséquences. Mais nous l’avons fait. Nos objectifs n’étaient pas la paix et le bien-être en Afghanistan. Notre objectif était de tuer des communistes et de chasser les Russes.» Ainsi, les moudjahiddins de la CIA ont renversé le seul régime qui ait jamais émancipé les femmes afghanes et tenté, en dépit de graves défauts, d’apporter un peu de progrès social. Et comment ces moudjahiddins ultra-pauvres payèrent-ils les armes américaines? En transformant leur pays -– avec la bénédiction de la CIA - en premier producteur mondial d’héroïne. Ce qui entraîna la création de la très importante filière de la drogue Afghanistan – Turquie – Balkans - Europe. Avec toutes ses conséquences. Le cocktail pétrole – armes – drogue est d’ailleurs un classique de la CIA. Après cette grande victoire de “leur” terrorisme, les Etats-Unis favorisèrent les talibans en dépit des vives critiques d’organisations de défense des droits de l’homme. Interrogée sur le sort des femmes afghanes, Madeleine Albright répondait alors : «Affaire intérieure»! La ministre US des Affaires étrangères jouait son rôle de représentante de commerce puisqu’Unocal invitait somptueusement ces talibans au Texas. Signalons aussi qu’Henry Kissinger en personne avait assisté en 1995 à la signature de l’accord sur le pipeline, entre Unocal, son partenaire saoudien Delta et le président du Turkmenistan. Plus tard, Unocal et donc Washington décidèrent de changer de cheval. Les talibans n’ayant pas réussi à stabiliser le pays divisé, il fallait miser sur d’autres forces pour remplacer les alliés d’hier devenus gênants. Cette guerre, décidée bien avant les attentats, n’est donc pas plus humanitaire que les précédentes. Mais l’Afghanistan n’est pas du tout le seul pays victime de la guerre pour le pétrole et le gaz. Outre l’Irak, citons entre autres le Caucase, la Colombie, l’Algérie, le Nigéria, l’Angola... Bref, partout dans le monde où l’on trouve pétrole ou gaz, les Etats-Unis décident que cela leur appartient, ils cherchent à y installer leurs bases militaires et provoquent ou excitent les guerres qu’ils jugent utiles à leurs intérêts. Toute personne sensée se demandera donc : les Etats-Unis ont-ils vraiment besoin de tout ce pétrole pour leurs usines et leurs voitures, en supposant même qu’on doive conserver l’actuel modèle économique absurde, gaspilleur et polluant, où le litre de pétrole, sous-payé aux producteurs, est en fait moins cher, hors taxes, que le litre d’eau? Non, les Etats-Unis n’ont pas besoin de tout ce pétrole. Les réserves des gisements situés aux USA sont entre trois et cinq fois supérieures à celles de l’Asie centrale. Et celles de gaz naturel dix fois. Il ne s’agit donc pas d’assurer, comme le gouvernement US le dit à chaque guerre «la sécurité des approvisionnements énergétiques». Nouvelle question donc, aussi logique : le pétrole est-il le but ultime des Etats-Unis? Non, ce n’est pas un but en soi. C’est une arme, une possibilité de chantage. Comme nous l’écrivions également dans Monopoly ( p. 112 ) : «Qui veut diriger le monde doit contrôler le pétrole. Tout le pétrole. Où qu’il soit.» Dans la guerre économique qui caractérise le capitalisme, les Etats-Unis entendent détenir un moyen de pression stratégique en contrôlant l’approvisionnement énergétique de leurs grands rivaux (Europe et Japon) et celui d’autres pays risquant de se montrer trop indépendants. Par exemple, si le pipeline allant du Caucase vers l’Ouest est russe et non turc ou macédonien, l’Europe aurait accès à un pétrole que Washington ne contrôlerait pas. Aussi, quand il s’agit d’installer des bases militaires dans certaines régions pétrolières, Washington n’est pas pressée d’y inviter ses “chers alliés”. Ceci dit, le pétrole suffit-il à expliquer cette guerre contre l’Afghanistan? Non, et les Etats-Unis connaissaient bien la difficulté de conquérir ce pays. Les Britanniques et les Soviétiques s’y cassèrent déjà les dents.
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Nombre de messages: 1809 Age: 22 Localisation: "Prisonnier du village" Date d'inscription: 06/07/2007
 | Sujet: Re: Pearl harbor,11/09 et seconde guerre passés au mixeur!!! Dim 13 Jan - 16:57 | |
| Objectif n° 2 : Imposer les bases militaires US au coeur de l’Asie En 1997, Zbigniew Brzezinski, déjà cité, définissait l’axe - clé de la politique étrangère américaine : contrôler l’Eurasie (Europe + Asie), soit 75% de la population mondiale et 60% des richesses économiques et naturelles. Pour cela, il fallait affaiblir les rivaux potentiels : Europe, Russie, Chine. Et empêcher toute alliance entre eux. C’est le continent asiatique qui connaît et va connaître la plus forte expansion. Et en Asie, la Chine excite particulièrement les convoitises avec son formidable marché potentiel et son exceptionnel taux de croissance de 9,8% ces vingt dernières années. Sa production a presque triplé entre 1990 et 1999. Selon certaines estimations, la part des USA dans le PIB mondial continuerait à chuter - de 50% en 1945, puis 35% dans les années 60 et actuellement 28%, il descendrait à 10 ou 15% vers 2020 – et serait alors rattrapé par celui de la Chine. + SIMPLE. L’influence de cette Chine ne cesse d’augmenter Le rêve de Washington, c’est de ramener la Chine à l’état de néo-colonie et bien sûr de liquider le socialisme. Rêve pas facile à réaliser, que ce soit par les dollars ou par les menaces. Car Pékin poursuit imperturbablement sa propre stratégie : développement accéléré tout en maintenant la coexistence pacifique avec les Etats-Unis. Cependant les dirigeants chinois ont très bien compris l’avertissement lancé en 1999 lorsque les Etats-Unis ont délibérément bombardé leur ambassade à Belgrade. En réalité, ce qui vient de commencer en Afghanistan, c’est l’encerclement stratégique de cette Chine trop rebelle et trop puissante. La Chine constitue à notre avis l’objectif majeur de Washington déjà dans cette guerre. Pourquoi? Mais deux autres puissances d’Asie sont également visées : la Russie et l’Iran. Certes, la nouvelle bourgeoisie russe est actuellement réduite aux seconds rôles, ses moyens d’action étant fortement limités par la catastrophe sociale et économique provoquée par la restauration capitaliste. Cependant, elle cherche à rejouer au plus vite un rôle international de poids. En combinant deux méthodes... Parfois s’allier servilement, à l’Ouest, parfois jouer sa propre carte, pour se rendre plus "nécessaire" et faire monter les enchères. Ainsi, Moscou fait du commerce ou noue des alliances avec des pays classés "voyous" par Washington : Corée du Nord, Iran, Irak, Syrie... Et Poutine s’oppose au bouclier dit anti-missiles, c’est-à-dire à la relance d’une ruineuse course aux armements. Que veut Washington, par exemple en soutenant les milices islamistes séparatistes en Tchéchénie? Profiter de la brève période où la Russie est dans le creux de la vague pour l’affaiblir durablement et l’empêcher de redevenir une rivale sérieuse. La troisième puissance de cette région que Washington cherche à déstabiliser, c’est l’Iran. Après avoir organisé en 1952 le renversement du trop indépendant premier ministre iranien Mossadegh, après avoir soutenu la sanglante dictature du Chah Pahlevi, Washington encaissa une cuisante défaite dans ce pays avec la révolution islamique et anti-impérialiste de 1979. Pour l’affaiblir, elle a alors délibérément provoqué la guerre Iran – Irak (80-88). Elle a également joué la carte de l’Afghanistan pour exacerber les contradictions entre musulmans chiites (Iran) et sunnites (Arabie Saoudite, émirats du Golfe, Afghanistan, Pakistan). Dans ce pays, Washington misa sur la stratégie islamiste sunnite du général Zia qui avait éliminé physiquement le premier ministre Bhutto. C’est notamment par l’intermédiaire des services secrets pakistanais que la CIA utilisa les moudjahiddins afghans. But : affaiblir l’URSS, mais aussi l’Iran. «Empêcher une alliance anti-hégémonique Chine – Russie – Iran» Bien sûr, le grand principe de toute politique impérialiste reste "Diviser pour régner". Sur ce continent asiatique, voici que les Etats-Unis craignent par dessus tout, explique encore Brzezinski : «La Chine pourrait être le pilier d’une alliance anti-hégémonique Chine - Russie – Iran.» Une telle alliance s’est ébauchée avec le “Groupe de Shanghaï”, qui réunit la Chine, la Russie et quatre républiques d’Asie centrale : Kazakhstan, Tadjikistan, Kirghizstan et Ouzbekistan. Objet : coopération contre les incursions du terrorisme islamiste et collaboration économique. Une telle coopération serait bienvenue pour ces républiques, sinistrées elles aussi par la restauration du capitalisme et la destruction de l’URSS. La production industrielle du Kazakhstan et du Tadjikistan a baissé de 60%. Selon les propres experts de l’US Army, «une telle faillite économique est comparable à l’entrée en guerre du pays.» Commentaire d’un analyste australien : «Le nouveau Groupe de Shanghaï pourrait bien émerger comme une force puissante contre l’influence des Etats-Unis dans la région. D’après l’agence russe Interfax, l’Inde et le Pakistan seraient intéressées à rejoindre cette organisation.» Insupportable pour les Etats-Unis, qui n’ont jamais admis, nulle part dans le monde, que s’instaure un “marché commun” qui ne leur soit pas soumis. Un autre stratège majeur, Henry Kissinger expose la stratégie US : «Il existe des tendances, soutenues par la Chine et le Japon, à créer une zone de libre échange en Asie. Une nouvelle crise financière d’importance en Asie ou dans les démocraties industrielles accélerait certainement les efforts des pays asiatiques pour mieux contrôler leurs destinées économiques et politiques. Un bloc asiatique hostile combinant les nations les plus peuplées du monde avec de grandes ressources et certains des pays industriels les plus importants serait incompatible avec l’intérêt national américain. Pour ces raisons, l’Amérique doit maintenir une présence en Asie, et son objectif géopolitique doit être d’empêcher la transformation de l’Asie en un bloc hostile (ce qui surviendrait très probablement sous la tutelle d’une de ses grandes puissances.» Bref, diviser pour régner. Car, dans la bouche de Kissinger, le mot "hostile" signifie: non soumis aux intérêts des multinationales US. Ainsi, ce n’est nullement un hasard si les Etats-Unis interviennent en Afghanistan. Ils ont décidé d’utiliser ce pays, situé en plein coeur de l’Asie comme base pour de futures actions contre la Russie, l’Iran ou la Chine voisines. Washington est intéressée par l’ancienne base soviétique de Bagram en Afghanistan, mais – c’est plus facile - a déjà converti l’Ouzbekistan en base militaire et veut prendre le contrôle des aéroports du Turkmenistan. But : chasser les troupes russes de la région. Vraiment très utile, cette guerre. D’autant que les Etats-Unis s’attendent à des difficultés autour de leurs bases asiatiques actuelles : Corée, Taïwan, Japon. L’installation des troupes US en Ouzbekistan a été présentée comme une mesure d’urgence décidée après les attentats. En réalité, c’est déjà en 1999 que Washington y avait envoyé ses bérets verts, accueillant aussi de nombreux officiers dans les écoles militaires US. En 1999 aussi, ce pays avait été incorporé dans une alliance militaire antirusse, le GUAM : Géorgie, Ukraine, Azerbaïdjan, Ouzbekistan et Moldavie. En fait, les Etats-Unis cherchent à établir, dans chaque région stratégique, un Etat qui sera en quelque sorte leur Israël, leur porte-avion. Après le Kosovo et la Grande Albanie, Azerbaïdjan et Ouzbekistan sont les élus. Dans le Caucase, Azerbaïdjan et Géorgie se sont entièrement intégrées dans la stratégie US. Par contre, les républiques pétrolières d’Asie centrale sont plus réticentes, pesant le pour et le contre d’un rapprochement économique et politique avec la Chine et la Russie. Comment les faire basculer? Rappelons cette maxime de l’ancien ministre US James Baker : «Nous ne devons nous opposer à l’intégrisme que dans la mesure de nos intérêts.» Bientôt, si ces républiques pétrolières refusent de se soumettre, les Etats-Unis les déstabiliseront totalement en utilisant avec encore plus d’intensité les milices islamistes basées en Afghanistan. Un scénario déjà expérimenté au Kosovo : c’est juste à côté et avec l’aide de la base militaire US de Camp Bondsteel que les terroristes de l’UCK ont attaqué le sud de la Serbie fin 2000 et la Macédoine au printemps 2001. Aujourd’hui, tous les pays d’Asie centrale sont plus ou moins engagés dans une guerre contre ces milices panislamistes. Dont la principale est le Mouvement islamique de l’Ouzbekistan, entraîné à Mazer-i-Sharif, qui abrite aussi les milices actives en Tchétchénie et dans le XingJiang chinois. Grâce à la guerre contre l’Irak, les Etats-Unis ont pu implanter des bases militaires dans le Golfe persique. Grâce à la guerre contre la Yougoslavie, ils se sont installés en Bosnie, au Kosovo et en Macédoine. Cette fois, ils espèrent s’installer en Géorgie, Azerbaïdjan, Turkménistan et Ouzbekistan, tout en modernisant leur base turque d’Incirlik et celle d’Arabie. S’ils parviennent à conquérir une position aussi avantageuse, ils seront plus proches militairement de l’Iran, du Pakistan et de la Chine et encercleront mieux encore la Russie. Excellent point de départ aussi pour de nouvelles aventures vers le sud : Océan Indien, Indochine. Contrôler le pétrole de la Chine Pourquoi Unocal et les autres firmes US associées dans son consortium sont-elles si intéressées à cette route aghane du pétrole, assez risquée tout de même? Le pétrole et le gaz d’Asie centrale sont déjà exportés vers l’Europe. Alors? Selon Bob Todor, vice-président d’Unocal : «L’Europe occidentale est un marché difficile, caractérisé par des prix élevés pour les produits pétroliers, une population vieillissante et une concurrence accrue de la part du gaz naturel. De plus, la région est soumise à une compétition féroce.» Le marché asiatique intéresse donc davantage Unocal car, explique encore Todor, ce pipeline arriverait dans l’Océan Indien et serait bien plus proche des marchés-clés de l’Asie: «Les géants pétroliers US pourraient vendre dans des marchés en forte expansion. Les profits annoncés sont largement plus élevés que ceux du marché européen. Mais la construction ne peut commencer que si un gouvernement internationalement reconnu est formé en Afghanistan.» Unocal parle des profits qu’elle espère. Mais l’administration US pense aussi au chantage qu’elle pourrait exercer sur l’économie chinoise. Pour commencer à appliquer la stratégie définie par Brzezinski et Kissinger (voir plus haut), le pétrole est l’arme rêvée. Parce que le développement continu de l’industrie chinoise augmente très fort ses besoins en pétrole et en gaz. Une fois encore, qui contrôle production et transport de ces matières, contrôle aussi l’économie de tous les pays qui en dépendent. Pékin a vu le danger. Fin août 2000, Xia Yishan, chercheur à l’Institut de Recherche des Affaires intenationales de Chine, écrit: «En raison d’une croissance économique soutenue, notre pays a dû importer de grandes quantités de pétrole ces dernières années. Alors que nous comptons investir à l’extérieur pour notre pétrole (...), le capital monopoliste international, avec l’aide de ses gouvernements, a mis la main sur les plus grands marchés de pétrole et de gaz dans le monde. Le capital monopoliste occidental lutte avec agressivité pour obtenir les ressources des pays de l’ex-URSS. A coup sûr, tous tenteront avec acharnement d’empêcher des compagnies chinoises d’obtenir ces ressources énergétiques. Nous devons formuler au plus vite notre propre stratégie : la production interne est la solution fondamentale.» Et, après les attentats, la réaction de Pékin est immédiate. Dès le 21 septembre, Zhu Xingshan, sous-directeur de l’Institut de Recherche du Centre Economique de l’Energie, tire les leçons : «Nous avions envisagé d’installer des pipelines pour augmenter notre approvisionnement à partir de l’Asie centrale et de la Russie, et nous avions déjà des accords avec la Russie. Mais, suite aux attaques du 11 septembre, nous devons modifier cette stratégie. Les attaques ont objectivement fourni un prétexte aux Etats-Unis pour entrer en Asie centrale.» Et de plaider, également, pour l’établissement rapide de réserves stratégiques, pour des recherches plus poussées sur la liquéfaction du charbon «travail négligé durant de longues années au vu des coûts élevés et des dommages à l’environnement. Mais suite aux attaques du 11 septembre, nous devons changer notre façon de voir ces choses.» Vraiment pressés de trouver Ben Laden ? Pourquoi le chef de l’état-major britannique a-t-il déclaré, après deux semaines de bombardements, que ce conflit «pourrait durer 50 ans»! En fait, ils savaient depuis le début que cette guerre serait longue, mais ils ont dû attendre quelque peu avant de le dire. L’important était de déclencher la guerre en manipulant l’opinion et en forçant leurs “alliés”. Très vite aussi, le ministre US Rumsfeld s’est mis à dire que peut-être on ne trouverait pas Ben Laden. Pourquoi ? Parce que, si vous êtes une superpuissance et que vous tenez absolument à implanter vos bases militaires en un point stratégique où elles ne sont pas tellement désirées, vous devez bien cacher votre jeu. Créer d’abord un problème en jetant de l’huile sur le feu. Et veiller à ce qu’il ne soit pas résolu de sitôt. Un précédent : les USA ont promis un Kosovo multiethnique et pacifié, mais en réalité ils ont armé et excité l’UCK afin de déstabiliser la région pour longtemps. Grâce à quoi ils ont pu y installer leur plus grande base militaire créée à l’étranger depuis la guerre du Vietnam. Washington ne veut pas d’une solution, elle veut seulement un problème. De longue durée. Pour une superpuissance qui veut dominer et exploiter le monde, plonger délibérément les peuples dans la souffrance n’est pas un problème moral. Juste un atout dans le grand jeu stratégique. La définition de la barbarie moderne, c’est ça. |
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 | Sujet: Re: Pearl harbor,11/09 et seconde guerre passés au mixeur!!! Dim 13 Jan - 16:58 | |
| Objectif n° 3 : Préserver la domination US sur l’Arabie Saoudite Si la guerre actuelle de Bush est une guerre d’attaque pour conquérir la domination de l’or noir en Asie centrale, elle est en même temps une guerre de défense pour sauver le régime saoudien, allié décisif au Moyen-Orient. En effet, Ben Laden est saoudien comme la majorité des auteurs présumés des attentats et aussi comme la majorité des soutiens financiers à son organisation Al Qaeda. Et en tête des grands reproches de Bush à Ben Laden, figure celui-ci : «Ils veulent renverser les gouvernements existants dans de nombreux pays arabes comme l’Egypte, l’Arabie Saoudite et la Jordanie.» Serait-ce une grande perte pour le peuple d’Arabie Saoudite si disparaissait ce régime corrompu et tyrannique, la dernière féodalité au monde? Il ne semble pas, même aux yeux du New York Times : «Jusqu’à présent, le flux de pétrole et d’argent saoudien a fait taire toute critique américaine sérieuse à l’encontre de la complète corruption de la famille royale, de son mépris de la démocratie et des répugnantes violations des droits de l’homme commises en son nom.» En fait, il semble que seuls les Etats-Unis y perdraient, toujours selon le même journal : «Depuis des décennies, les Etats-Unis et l’Arabie saoudite ont tiré profit de ce marché sans état d’âmes au coeur de leur relation : l’Amérique recevait le pétrole pour faire tourner son économie et l’Arabie Saoudite la protection de la puissance militaire américaine.» Exact. En l’an 2000, l’Arabie a vendu plus de soixante milliards de dollars de pétrole sur les marchés mondiaux. La moitié du total du Moyen-Orient. L’intérêt pour Washington, c’est qu’au lieu de réinvestir ces pétrodollars sur place, de créer une industrie locale et un développement social, comme l’Irak avait tenté de le faire, la dynastie saoudienne les dépense dans un luxe insensé, mais surtout à Wall Street et dans les bons du trésor américain. Epongeant ainsi une part du considérable déficit US. Le Koweït et les Emirats Arabes font pareil. En outre, contrôler les cheikhs et les émirs permet à Washington de maintenir le cours du pétrole libellé en dollars et non en euros. Tout va bien, donc? Sauf que même une partie des riches d’Arabie contestent, reconnaît un autre grand éditorialiste US, William Pfaff : «L’Arabie Saoudite est aussi attaquée par les enfants de l’élite saoudienne, tels Mr. bin Laden (...) ennemis déclarés à la fois de l’Amérique et de leurs propres dirigeants qu’ils affirment corrompus.» “L’argent des terroristes” vient bien de là, confirme le New York Times : «Ils sont l’élite de la société saoudienne, des hommes prospères et respectés avec des investissements qui couvrent le monde entier et une réputation de générosité. Mais le gouvernement US affirme à présent qu’un des plus importantes personnalités Yasi al-Qadi et beaucoup d’autres citoyens saoudiens influents ont transféré des millions de dollars à Osama bin Laden.» Quels intérêts économiques peuvent expliquer ce conflit? En fait, Ben Laden appartient à une riche famille d’affaires. Est-ce une bourgeoisie nationale ou seulement une autre fraction de l’aristocratie féodale? En tout cas, il apparaît qu’elle entre à présent en contradiction avec la dynastie royale et avec les Etats-Unis. Parce que les 5.000 membres de l’élite dynastique n’ont pas créé d’industrie et bloquent le développement économique du pays en se contentant de placer mille milliards de dollars dans les banques étrangères. Ce n’est d’ailleurs pas le seul endroit du tiers-monde où des classes dominantes, autrefois privilégiées par les USA, finissent par se heurter à leur spoliation sans limites. On l’a vu chez les “tigres” d’Asie du Sud-Est, en Corée du Sud, en Malaysie. Mais l’Arabie n’est-elle pas un pays où tout le monde est riche et donc sans conflits de classes? En réalité, la forte baisse des prix du pétrole ces dernières années a entraîné celle des revenus des citoyens ordinaires. De 16.000 $ au début des années 80, le revenu annuel par tête est tombé aujourd’hui à 7.000 $. Avec une polarisation croissante entre riches et pauvres, remarquée même par le Financial Times : «Les quartiers riches de Riyad, avec leurs luxueuses boutiques au style US, contrastent fortement avec la pauvreté du sud de la ville où certaines femmes mendient dans les rues.» 35% des hommes sont sans emploi. Et 95% des femmes. Il n’y a guère d’industrie pour absorber cette armée de chômeurs en expansion. Dans cette lutte pour le pouvoir, les divers clans saoudiens utilisent la religion comme instrument. Mais aussi le ressentiment provoqué dans la jeunesse par l’oppression de la Palestine et la présence des troupes US, considérés comme des occupants. 5.000 officiellement, mais cinq fois plus selon d’autres sources. Cibles, déjà, de plusieurs attentats. Dont celui de 1996 près de Dahran (19 soldats US tués). La majorité de la population saoudienne souhaite voir diminuer l’emprise US sur le pays. Ben Laden fournit une expression à ce courant, renforcé encore après le 11 septembre. Revenons à la question clé : où faut-il placer les pétrodollars? Les pays arabes doivent-ils rester de simples pions US ou rechercher leur propre développement? C’est exactement la même contradiction qu’avait soulevée Saddam Hussein en février 1990. Parlant devant les chefs d’Etat du Conseil de Coopération Arabe (Irak, Arabie Saoudite, Egypte et Jordanie), il avait demandé le retrait des troupes US de la région : «Si les peuples du Golfe, avec tous les Arabes, n’y veillent pas, la région du Golfe Arabe sera gouvernée par les Etats-Unis.» Et il proposait des accords régionaux de coopération économique. Le crime majeur! Proposer que les peuples d’une région – et quelle région! – s’organisent en fonction de leurs intérêts propres et non de ceux des multinationales US! C’est cela évidemment qui a provoqué la terrible punition infligée à l’Irak. Washington a voulu infliger un exemple de destruction totale pour intimider à jamais toute bourgeoisie arabe tentée de suivre une voie indépendante. Mais Washington risque-t-elle réellement de perdre sa position dominante en Arabie Saoudite? Oui, répond un expert de l’Advanced Strategic and Political Studies de Washington : «En 1995, l’Arabie Saoudite a failli basculer dans la guerre civile, en raison d’une lutte interne de pouvoir qui ne fut guère remarquée en Occident entre le prince royal Abdullah et son rival et beau-frère, le prince Sultan. Celui-ci pria l’autorité religieuse suprême, l’Ulema, de soutenir ses aspirations au trône. Mais l’Ulema refusa. Abdullah consolida alors sa position en demandant à la garde nationale bédouine d’engager de très spectaculaires manoeuvres militaires.» Le conflit n’est pas terminé : «Plus longtemps Ben Laden parviendra à échapper aux bombes américaines, plus il stimulera l’esprit de résistance parmi ses partisans saoudiens. Dans cette situation, le prince héritier Abdullah pourrait bien rechercher l’abdication du roi Fahd. Lui et la famille royale auront alors un choix difficile : affronter Ben Laden ou conclure un grand compromis. Il pourrait décider de mener les troupes bédouines de la Garde Nationale saoudienne dans une grande bataille contre les supporters de Ben Laden. Une grande bataille inter-wahabbite sans précédent, pratiquement une guerre civile. Ou bien il pourrait inviter l’Amérique à retirer ses forces du pays. Un tel compromis réduirait fort l’influence des membres de la famille royale considérés comme les alliés de l’Ouest.» Dilemme pour Washington aussi. Ce n’est certainement pas pour rien que Bush a fait arrêter des enquêtes du FBI qui menaient vers certains soutiens saoudiens de Ben Laden. En fait, c’est dans l’ensemble du Moyen-Orient que Washington se trouve face à une forte contradiction : il ne veut et ne peut renoncer ni à Israël, ni à l’Arabie Saoudite. Le premier est son pion militaire majeur; en fait, c’est tout simplement une extension de l’armée US. Mais Israël ne peut se maintenir qu’en opprimant les Palestiniens et en menaçant ses voisins. D’autre part, l’Arabie Saoudite est son pion économique majeur pour conserver les revenus du pétrole dans ses propres caisses. Or les dirigeants saoudiens, comme les autres dirigeants arabes sont confrontés à la pression de la lutte du peuple palestinien. La seule véritable lutte de masse, la seule qui exclue tout compromis pourri dont sont friands les classes privilégiées, arabes et autres. L’Intifada est le cauchemar de Washington. Et l’espoir de tous les peuples. |
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 | Sujet: Re: Pearl harbor,11/09 et seconde guerre passés au mixeur!!! Dim 13 Jan - 16:58 | |
| Objectif n° 4 : Militariser l’économie comme “solution” à la crise En dépit de certaines circonstances favorables, les crises conjoncturelles du capitalisme occidental se succèdent à intervalles de plus en plus rapprochés. En outre, plusieurs régions dites “prometteuses” se sont effondrées l’une après l’autre : les “tigres” asiatiques, la Russie, l’Amérique latine. A chaque fois, les analystes financiers ont craint que Wall Street et tout le système mondial soient entraînés dans une récession catastrophique. Beaucoup n’excluant pas une réédition du krach de 1929 et considérant avec crainte le ralentissement de l’économie, entamé fin 2000. De toute façon, même s’il échappe au krach pour cette fois, le capitalisme occidental ne fait que retarder son problème. Puisqu’il reporte toujours davantage le poids de la crise sur le tiers monde et sur les pauvres. Mais cette “solution” crée un problème plus grand encore : comment les multinationales pourront-elles vendre à ceux qu’elles ont appauvris? Cela s’appelle scier la branche sur laquelle on est assis. Le fossé riches – pauvres n’est pas seulement une injustice immorale; il est aussi un problème économique insoluble pour le capitalisme. D’un côté, existent des capacités de production sans précédent et sans cesse croissantes; de l’autre côté, un écart toujours plus grand entre ceux qui produisent et ceux qui devraient consommer. Neuf personnes sur dix sont aujourd’hui dans le besoin, et les programmes de la Banque Mondiale ou du FMI ne cessent d’aggraver cela. Ce n’est pas ainsi qu’on fabrique des clients qui feront tourner l’économie globale. Avant même les attentats, l’économie US (le modèle à ce qu’il paraissait) venait de perdre un million d’emplois en un an. Et les entreprises technologiques (l’avenir de la Bourse, nous avait-on dit) étaient en chute libre. Comment les relancer ? Pour les dirigeants US, il n’y a pas trente-six moyens. Gonfler le carnet des commandes militaires est la méthode qui a été employée à chaque fois que l’économie US était menacée de récession et qu’il fallait “sortir de la crise”. A l’époque de la guerre du Vietnam, quinze économistes US réputés écrivaient : «Il est impossible d’imaginer pour l’économie un substitut à la guerre. Aucune technique (n’est) comparable en terme d’efficacité pour maintenir un contrôle sur l’emploi, la production et la consommation. La guerre était et reste de très loin un élément essentiel à la stabilité des sociétés modernes. (Le secteur militaire) constitue le seul secteur d’importance de l’économie globale assujetti à un contrôle complet et discrétionnaire des autorités gouvernementales. La guerre, et la guerre seule, est capable de résoudre le problème des stocks.» La paix est donc l’ennemi. A la fin de son mandat, Clinton avait appelé à augmenter de 70% en six ans le budget militaire US bien qu’il dépasse déjà, à lui tout seul, celui de toutes les autres grandes puissances militaires réunies. Bush a continué dans la voie ainsi tracée avec le National Missile Defence (NMD), le super-bombardier JSF et d’autres programmes militaires. Cette militarisation de l’économie poursuit deux objectifs. Premièrement, puisqu’il y a défaillance de la consommation privée comme moteur de l’économie, la remplacer par d’énormes programmes de commandes publiques d’armements. Il faut savoir que le “complexe militaro-industriel”, comme on dit, ne se limite nullement aux seuls marchands de canons au sens traditionnel, mais englobe également les multinationales “classiques”: Ford, General Motors, Motorola, les sociétés technologiques. Deuxièmement, utiliser davantage encore la force militaire pour accaparer les richesses de la planète. Au détriment certes des peuples du tiers monde, mais aussi au détriment de ce que Washington appelle ses amis et qui sont en réalité ses rivaux dans le partage du monde. Le “bouclier anti-missiles” (NMD) en est l’exemple parfait. D’abord, ce n’est pas un “bouclier”, mais bien une arme offensive. Elle permettra aux Etats-Unis d’attaquer tous les pays qu’il leur plaira sans craindre de riposte. Ensuite, il garantit une manne de bénéfices plantureux pour le complexe militaro-industriel. Enfin, le NMD permet aux Etats-Unis, en relançant la course aux armements, de creuser un écart plus grand encore et d’affaiblir leurs rivaux militaires potentiels: Europe, Russie, Chine. Déjà, l’Union Européenne a décidé d’emboîter le pas en créant une industrie militaire unifiée et en augmentant les budgets en vue de l’Euro-Armée. |
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Nombre de messages: 1809 Age: 22 Localisation: "Prisonnier du village" Date d'inscription: 06/07/2007
 | Sujet: Re: Pearl harbor,11/09 et seconde guerre passés au mixeur!!! Dim 13 Jan - 16:58 | |
| Objectif n° 5 : Briser la résistance du tiers monde et la lutte anti-mondialisation Partout, croît la résistance à la mondialisation impérialiste. Parmi les peuples du tiers monde, mais aussi dans les pays riches. Le tiers monde d’abord. Des pays très divers, mais qui ont en commun de refuser de se mettre à genoux. Cuba défend son socialisme. L’Irak résiste toujours, malgré dix ans d’embargo et de bombardements. Le nouveau Congo tente de préserver son indépendance. Les Coréens, des deux côtés, aspirent à la réunification et à la paix. Et des mouvements révolutionnaires progressent à nouveau, inspirés par un projet de société alternatif : Colombie, Népal, Inde, Philippines, Mexique. Le Nord de l’Amérique latine inquiète particulièrement Washington qui craint de voir s’y former un triangle progressiste : Colombie, Venezuela, Equateur. Ce triangle sortirait Cuba de son isolement et bouleverserait le rapport de forces dans tout le continent. Offrant un appui et de nouvelles perspectives aux luttes populaires du Brésil et d’Argentine. Dans ce monde de guerres et de révoltes, l’Intifada a constitué un facteur très important. Si l’Otan a réussi à infliger une défaite aux Serbes, les Palestiniens ont montré, eux, qu’un peuple finit toujours par se relever. Que les oppressions les plus fortes ou les trahisons les plus pernicieuses ne peuvent venir à bout de l’esprit de résistance. Là où il y a oppression, il y aura toujours résistance. La deuxième Intifada a fortement renforcé la colère des masses arabes et musulmanes. Dans les pays industrialisés, aussi, la résistance vient de connaître un développement très important. Avec Seattle et Gênes, une nouvelle génération s’est lancée dans la lutte. Jeune, combative, inventive. Alors que la gauche traditionnelle et le mouvement ouvrier s’étaient laissés endormir par les promesses d’un monde meilleur à condition de ne pas combattre le système, voici le réveil. Un mouvement de masse : des jeunes surtout, implantés dans de nombreux pays et avec un début de coordination, ne tolèrent plus l’injustice, le pillage du tiers monde, la destruction de la planète, ils proclament «qu’un autre monde est possible» et se battent pour le préparer tout de suite, en inventant leurs propres modes de lutte. La génération Internet. Une arme nouvelle et formidable qui permet à des millions de jeunes de s’informer et d’informer en dehors des médias dominants. «Don’t hate the media. Be the media.» (Ne haïssez pas les médias. Soyez les médias), propose la nouvelle agence Indymedia, qui fut à la pointe de cette info alternative à Gênes et, à cause de son succès, la cible des matraques de Berlusconi. Après IndyMedia Belgique, des sections se sont créées ou se préparent dans les autres pays européens. Grâce à Internet, les cyber-activistes ont réussi de spectaculaires mobilisations internationales, mettant en difficulté la Banque Mondiale, l’OMC et autres FMI, habitués à régler le sort des peuples hors la présence de ceux-ci. Le huis clos a vécu. Le débat sur l’avenir de la planète est devenuS global. Et quand on lit les documents de la Banque mondiale ou des services policiers US, on mesure combien ils craignent ce nouveau mouvement et son efficacité Internet. Bien sûr, ce mouvement est très divers, ce qui en fait d’ailleurs la richesse et l’ampleur. Bien sûr, les gouvernants occidentaux tentent déjà de le récupérer en lui proposant, après les matraques, le “dialogue”. Tentant de les persuader qu’il ne faut pas dénoncer le système actuel mais seulement lui ajouter quelques touches plus humaines et plus participatives. Et, bien sûr, ce mouvement aura à résoudre plusieurs questions délicates. Comment réussir la jonction avec le mouvement ouvrier, avec ces luttes actuelles des travailleurs, victimes un peu partout en Europe de la même logique? Comment surmonter le barrage que posent encore des dirigeants syndicaux généralement crispés à l’égard de ces jeunes et de toute remise en cause trop sérieuse de l’Europe des multinationales? Comment élargir le mouvement antimondialisation en un mouvement anti-guerre, ce qu’ont déjà réussi les jeunes Grecs et les jeunes Italiens (150.000 manifestants anti-guerre en Italie en octobre 2001), mais qui prend davantage de temps en France et dans d’autres pays européens? Enfin, comment définir plus clairement cet “autre monde” auquel ils aspirent, en tirant les leçons des sociétés socialistes, mais de façon objective et sans se laisser impressionner par les bilans déformés qu’on en dresse, non sans arrière-pensée? L’avenir du mouvement dépendra des réponses à ces questions. Et de celle-ci, tout d’abord : participer au système ou le contester radicalement? Les chants de sirènes ne manquent pas. Face à la contestation et à sa popularité, les dirigeants du capitalisme occidental ne cessent de répéter qu’ils ont compris le message et vont en tenir compte. Mais dans la réalité, c’est l’inverse qui se produit. Alors que la privatisation tous azimuts et la destruction des protections étatiques se sont avérées catastrophiques pour les pays du tiers monde, à chaque négociation, les pays riches essaient d’imposer le même “remède” qu’avant. 100 des 142 pays membres de l’OMC ont affirmé que les accords déjà réalisés (commerce, propriété intellectuelle, services, etc) sont déséquilibrés et favorables aux pays riches. Malgré cela, dirigeants et médias occidentaux ne cessent de répéter qu’il faut poursuivre dans la même direction et généraliser à d’autres matières. Que le salut viendra de l’ouverture totale du marché. En réalité, ce remède est un poison, explique Raoul Jennar, analyste de l’ONG Oxfam : «Permettre aux investisseurs et en particulier aux sociétés transnationales de se comporter partout comme bon leur semble, mettre les entreprises nationales en concurrence avec les firmes transationales, imposer aux pays du Sud des contraintes en matière d’environnement alors que les gros pollueurs sont au Nord, telles sont quelques uns des intentions de l’Union européenne. Le colonialisme historique a trouvé de nouveaux instruments pour se perpétuer.» La nécessité de former un front international Mais, d’ores et déjà, la naissance de ce mouvement antimondialisation est un événement d’une importance historique, dépassant probablement celle de Mai 68. Aujourd’hui, il devient possible de créer un front international contre l’injustice et contre la guerre. Réunissant le Nord et le Sud, le combat du tiers monde et celui des progressistes des pays riches. Contre la guerre du Vietnam, un tel front avait permis de faire reculer la plus puissante armée du monde et d’arrêter ses crimes. Aujourd’hui, c’est plus nécessaire encore. Car trois tâches urgentes s’imposent à la gauche mondiale et il faut absolument les entreprendre en unissant toutes les forces : 1. Arrêter les nombreuses guerres en préparation. 2. Empêcher la criminalisation des mouvements de libération du tiers monde. 3. Empêcher de même la criminalisation du mouvement antimondialisation dans les pays du Nord. |
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 | Sujet: Re: Pearl harbor,11/09 et seconde guerre passés au mixeur!!! Dim 13 Jan - 16:59 | |
| Examinons brièvement ces trois menaces. 1. Une guerre “sans limites” La guerre déclenchée en octobre 2001 sera très longue. Elle ne s’achèvera pas avec un changement de pouvoir à Kaboul, ni même, s’ils y arrivent durablement, par une occupation transformant l’Afghanistan en un protectorat US ou international. Peu après le 11 septembre, le vice-ministre US de l’Armée Wolfowitz avait réclamé qu’on frappe non seulement l’Afghanistan, mais aussi les «bases terroristes en Irak et dans la vallée de la Bekaa au Liban». Parlant même de «terminer (sic) les Etats qui soutiennent le terrorisme». La liste de ces Etats à ‘terminer’ comprend l’Afghanistan, mais aussi l’Irak, le Soudan et même la Syrie ou la Corée du Nord. Plus tactique, le ministre des Affaires étrangères Colin Powell a fait comprendre que les Etats-Unis n’arriveraient à rien en attaquant de tous les côtés à la fois. Qu’il fallait construire un “front contre le terrorisme” le plus large possible, essayant d’y inclure les pays arabes, la Russie, voire la Chine. Powell pensait que ce front serait rendu impossible par une attaque rapide contre l’Irak (que soutiennent la majorité des Arabes). Les Européens se sont rangés à la ligne Powell. Les pays - cibles seront donc attaqués un par un. Combien de temps cela durera-t-il? Le vice-président US Cheney parle d’une guerre «qui durera plus longtemps que nos vies». Le chef d’état-major adjoint affirme que les Etats-Unis n’ont pas planifié des opérations militaires d’une telle ampleur depuis la Seconde Guerre mondiale. Marketing oblige, les dirigeants des Etats-Unis avaient d’abord baptisé leur guerre du beau nom de “Justice sans limites”. Ils ont dû très vite retirer le premier mot. Mais les deux autres sont parfaitement adaptés : nous sommes entrés en effet dans une guerre sans limites. La guerre globale. Et c’est bien une guerre pour imposer la mondialisation. En 2000, le président de la société française d’armements Aerospatiale avait annoncé, à la recherche de commandes bien sûr : «Il faudrait être aveugle pour ne pas voir les prémices d’une guerre froide étendue à l’échelle de la planète. Il est clair que la mondialisation n’est pas seulement celle de l’économie.» Guerre froide? Un euphémisme. Les victimes – qui sont au Sud, il est vrai – ne la trouvent pas si froide. Et il y en aura de plus en plus. Lorsqu’il déclencha les bombardements sur l’Irak en 1991, le père Bush avait solennellement promis que cette “dernière guerre” permettrait d’inaugurer un Nouvel ordre mondial de justice et de paix. Depuis, il n’y a jamais eu autant de guerres : Bosnie, Somalie, Yougoslavie, Macédoine, Caucase, Congo, Colombie, Afghanistan et d’autres. Et Bush II fait tout pour accélérer encore ce rythme infernal. 2. La deuxième tâche du front international pour la paix, c’est d’empêcher la criminalisation des mouvements de libération du tiers monde. L’Union Européenne a accepté l’exigence de Bush : tous les pays alliés aux USA devront sur leur propre territoire dresser la liste des organisations “terroristes”, interdire tout soutien à ces organisations, renforcer l’appareil policier et judiciaire par des mesures plus répressives comme la détention préventive sans limites dans le temps. Aujourd’hui, ces mesures concernent surtout les organisations intégristes. Mais, au gré des priorités américaines, nous pouvons déjà affirmer que demain le Front Populaire de Libération de la Palestine, le FARC colombien ou la Nouvelle Armée Populaire des Philippines seront sur la liste. Le 13 novembre 2001, le gouvernement britannique a présenté un projet dit “antiterroriste” qui contredit explicitement l’article 5 de la Convention européenne des Droits de l’Homme. Toute personne non seulement accusée mais simplement soupçonnée d’activités terroristes pourra être détenue pour une durée illimitée sans procès, ni inculpation. Le même jour, Bush signait un ordre militaire permettant «le jugement de terroristes présumés, de nationalité étrangère, par une cour militaire spéciale et non des juridictions civiles.» Les sources de l’accusation pourront rester secrètes, les accusés ne disposeront d’aucun recours et, comme l’écrit, le New York Times, «les droits de la défense seront sévèrement limités.» D’un côté, les Etats-Unis s’opposent farouchement à la création de tout tribunal international qui pourrait juger leurs crimes de guerre. De l’autre côté, ils se préparent à juger eux-mêmes, dans l’arbitraire, ceux qui osent tenter de libérer leurs peuples. Et qui seront évidemment baptisés “terroristes” après une campagne de démonisation médiatique. |
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Nombre de messages: 1809 Age: 22 Localisation: "Prisonnier du village" Date d'inscription: 06/07/2007
 | Sujet: Re: Pearl harbor,11/09 et seconde guerre passés au mixeur!!! Dim 13 Jan - 16:59 | |
| 3. Mais les attentats ont aussi fourni un prétexte idéal pour criminaliser le mouvement antimondialisation. Et même toute opposition politique ou populaire dans les pays occidentaux. A Gênes, cela n’avait pas du tout marché. Les matraques de Berlusconi n’avaient réussi, selon plusieurs sondages européens, qu’à rendre le mouvement antimondialisation bien plus sympathique que le G-8 et les organes dirigeants du capitalisme international. A présent, les circonstances sont bien plus favorables. Et tout d’un coup, l’Europe voit des terroristes partout. Le 21 septembre 2001, le Conseil européen a décidé que tous les États mettraient immédiatement et systématiquement leurs données sur le terrorisme à la disposition d'Europol. Celui-ci pourra dorénavant effectuer des enquêtes sur tout le territoire de l’Union et même y contraindre certains Etats. Le mot terrorisme recevant une signification très large, nous allons connaître bientôt une centralisation sans précédent de l'information sur l'opposition politique dans l'Union européenne Et ces données, que personne ne contrôle, devront transmises aux États-Unis. Le 30 septembre, la Commission européenne a adopté une proposition de “lutte contre le terrorisme”. Sa définition montre qu’elle voit bien plus loin que les attentats perpétrés aux USA : «Les actions terroristes minent les lois et règlements et les principes fondamentaux sur lesquels reposent les traditions constitutionnelles et la démocratie des États membres de l'Union. Elles sont commises contre un ou plusieurs États, leurs institutions ou leur population dans l'intention de les intimider et de modifier ou de détruire les structures politiques, économiques et sociales de ces pays.» Parle-t-on ici seulement de meurtres, kidnappings ou utilisation d'armes? Non. Deviennent aussi actes terroristes, s’ils sont commis pour un des buts ci-dessus : «la prise de possession ou la destruction de propriétés d'État, de moyens de transport public, de lieux publics ou le blocage de besoins de base comme l'électricité ou la mise en danger de personnes, de biens, d'animaux ou de l'environnement». L'Union européenne admet elle-même que la violence de rue à caractère politique tombe sous le coup de sa définition. José Bové pourra donc être étiqueté “terroriste”. Comme tout militant syndical ou antimondialisation en Europe s’il recourt à une des formes traditionnelles d’action de rue. En fait, cette définition du crime politique vise un large éventail d'oppositions au capitalisme. La mobilisation par Internet du mouvement est également entravée : Les «attaques par le moyen de systèmes informatiques» constituent aussi un délit terroriste s'ils tombent sous le concept politique de terrorisme esquissé ci-dessus. Les multinationales européennes sont-elles une force de paix? Avant de conclure, il faut encore examiner une question souvent posée dans les débats : l’Europe ne serait-elle pas plus sage et moins guerrière que le cow boy US? Ne faudrait-il pas soutenir l’Euro-Armée pour lui faire accomplir des “missions de paix”? Le Figaro a-t-il raison d’écrire que «les Quinze divergent sensiblement des Américains dans leur rapport au monde. Washington tend à gérer la planète de façon technico-militaire, les Européens essayent de développer une approche globale de la sécurité où le militaire n’est qu’un moyen parmi d’autres de la gestion politique des conflits.»? En réalité, ces deux lignes tactiques existent aussi aux Etats-Unis, nous l’avons vu. Mais leurs buts sont les mêmes, et c’est pourquoi les dirigeants européens n’ont aucunement démasqué les véritables objectifs fondamentaux de Bush contre le tiers monde. Chris Patten, commissaire européen aux Affaires étrangères, se montrant entièrement d’accord avec la stratégie Powell, a demandé un «leadership extrême pour contraindre la communauté internationale à s’impliquer très fortement dans ce combat... Il faudra ‘convaincre’ les pays réticents» En gros, l’Union européenne s’est alignée derrière le leadership US. Dès le 12 septembre, elle acceptait d’ailleurs de se référer à l’article 5 du Traité de l’Otan qui oblige à soutenir militairement les Etats-Unis. Pour autant, tout est-il rose dans ce ménage? Au moment de lancer les bombardements contre l’Afghanistan, George Bush a associé les fidèles “amis britanniques”, a prévenu Chirac et Schröder, mais pas le président en exercice de l’Union européenne, le Belge Verhofstadt. Celui-ci n’a pas pour autant hésité à «accorder son entière solidarité aux Etats-Unis et à tous les autres pays engagés. Mais il a été montré clairement que ni les petits pays de l’Otan, ni l’Union européenne ne sont des partenaires fiables aux yeux de Washington qui tente de la diviser. Depuis le début de la crise, l’U. E. donnait l’impression de mener une politique plus “raisonnable” que les faucons américains. Notamment en la personne du ministre belge des Affaires étrangères Louis Michel, qui disait peu après les attentats : «Nous ne sommes pas en guerre.» USA et U.E. sont-ils donc à la fois unis et divisés? Oui. Les gouvernements US et européens restent unis dans leur volonté de faire porter le poids de la crise par les peuples du tiers monde: bas prix pour les matières premières, destruction des productions locales et des services à la population afin de favoriser la pénétration des multinationales, chantage d’une dette injuste. USA et U. E. sont également unis pour combattre les forces progressistes qui contestent cette “liberté” des multinationales. Mais derrière cette façade d’unité, la crise des débouchés les oblige à mener une bataille sournoise pour rafler les meilleurs marchés dans l’intérêt de leurs propres multinationales. Et c’est là que l’Europe entend jouer la carte de sa “modération” apparente. Depuis quelques années, la colère et la révolte se focalisent sur les dirigeants américains. L’occupation israélienne a coûté la vie à des dizaines de milliers de Palestiniens. Chaque Arabe sait que sans les milliards de dollars versés chaque année à Israël, sans le torpillage par Washington des résolutions votées à l’ONU en faveur des Palestiniens, le problème serait résolu depuis longtemps. L’Union Européenne voit dans cette situation une chance de se présenter comme une alternative à l’impérialisme américain. Elle prononce quelques paroles en faveur de l’application des accords d’Oslo, se présente comme le défenseur des Palestiniens tandis que les multinationales européennes se bousculent pour rafler les commandes lors de la reconstruction de l’Irak. En profilant l’Europe comme la force qui freine le faucon américain, on espère gagner la confiance des régimes qui se détournent de Washington. Au fond, c’est du marketing politique au profit de Mercedes, Siemens et autres TotalFinaS En attendant l’Euro-armée. Sur le long terme, cette nouvelle guerre annonce donc une aggravation de la rivalité entre USA et Europe. D’un côté, les stratèges américains y voient l’occasion de reprendre la direction du monde capitaliste. Selon Zoellick, ministre du commerce US, «la riposte doit faire avancer le rôle dirigeant des Etats-Unis sur les fronts politique, militaire et économique». De l’autre côté, de nombreux dirigeants européens y voient une opportunité de modifier le rapport de force à leur avantage. Bref, dans le ménage, les coups fourrés devraient augmenter. Le problème de l'Union européenne, c’est qu’elle ne dispose pas encore des moyens militaires de ses ambitions. Et que les Etats-Unis font tout pour l’en empêcher. Depuis longtemps. En 1992, Wolfowitz, qui n’était alors qu’un conseiller du Pentagone, avait appelé à «tout faire pour empêcher l’émergence d’un système de sécurité exclusivement européen» L’Europe se lançant quand même sur cette voie, son collègue Scowcroft avait écrit au chancelier allemand Kohl pour critiquer son «ingratitude en dépit du soutien US à la réunification» Et le président Bush lui-même avait adressé une menace en termes subtils mais clairs: «Notre point de départ est que le rôle américain dans la défense et les affaires de l’Europe ne sera pas rendu superflu par l’Union européenne. Si ce point de départ est faux, si, mes chers amis, votre but ultime est d’assurer vous-mêmes votre défense, alors le moment de le dire, c’est aujourd’hui.» Depuis dix ans, à travers toutes les guerres dites “humanitaires” Washington continue à saboter l’émergence d’une force militaire européenne autonome, indépendante de l’Otan. Mais après chaque guerre, les Européens prennent des mesures. Il était prévu qu’en 2003, l’Euro-Armée disposerait de ses soixante mille hommes. Mais, après le 11 septembre, les ministres de l’U.E. ont décidé d’accélérer cette mise en place. Appelant à un effort financier en matière de budgets militaires. Le social paiera. La mission de Javier Solana, c’est d’unifier les armées européennes ainsi que l’industrie de l’armement (sous la direction de l’Allemand Dasa et du français Matra). Et pour renforcer cette industrie, d’imposer de grosses commandes de matériel unifié. L’Allemagne entend diriger cette Euro-Armée. Et, à chaque conflit, elle avance ses pions un peu plus pour se faire accepter comme puissance militaire. Le chancelier Schröder a déclaré : «Le temps où l'Allemagne ne pouvait contribuer que financièrement aux campagnes militaires internationales est définitivement révolu. Le statut de l'Allemagne en tant que grande puissance économique l'oblige à prendre également des risques militaires. Un pays ne compte réellement sur le plan international que s'il est également préparé à faire la guerre» L’ U.E. n’est donc pas une force de paix, comme elle aime à se présenter, mais veut seulement devenir «calife à la place du calife». C’est-à-dire superpuissance dominante. Lutter pour la paix signifie donc s’opposer à la participation européenne à la guerre en Asie Centrale et ailleurs. Et lutter contre l'augmentation des dépenses militaires européennes, contre l'Euro-armée, contre l’Euro-chauvinisme. Quel avenir? Pour le mouvement de la paix, l’heure est plus que jamais à la mobilisation. D’abord, parce que la guerre n’est pas terminée en Afghanistan. Il est plus facile à une puissance étrangère d’entrer dans ce pays que d’en sortir. Et remettre au pouvoir des milices qu’on avait aidé à renverser et qui sont aussi criminelles que les talibans, c’est tout sauf une solution. Tout groupe qui y sera placé au pouvoir apparaîtra comme traître à la solde des étrangers. Même s’ils se partagent autrement les diverses vallées, les divers pillages et les divers trafics, ces “seigneurs de guerre” ne sauraient constituer une solution d’avenir. Ni apporter le bien-être et la paix au peuple afghan. Principalement, parce qu’ils ne vivent que d’être les agents, les relais des intérêts des puissances étrangères, Etats-Unis en tête. Ceux-ci ont aidé les talibans et autres milices intégristes à massacrer toute opposition progressiste dont la guérilla maoïste qui se battait contre l’URSS. En fait, on ne le dira jamais assez, les Etats-Unis ne sont pas la solution, ils sont le problème. Ce sont eux qui ont plongé le peuple afghan dans le malheur depuis plus de vingt ans et leurs intérêts n’ont pas changé. Seulement leurs tactiques. La deuxième raison de mobiliser plus intensément encore, c’est que l’attaque contre l’Afghanistan n’est que la première d’une série de guerres intéressées contre de nombreux pays. On a commencé par les moins populaires, les talibans, mais on ne va pas s’arrêter là. Le mouvement anti-guerre a aussi des motifs d’espérer. Dans chaque débat auquel nous participons, un constat nous frappe : de plus en plus de gens sont bien ont pris conscience qu’il ne s’agit pas de guerres humanitaires, seulement de guerres d’intérêts. On le voit certes plus clairement au sujet des Etats-Unis que de l’Europe, mais c’est un bon début. La volonté de faire quelque chose est aussi bien plus grande, en comparaison avec le fatalisme qui a dominé pendant de longues années. Mais on ne voit pas bien encore comment agir. D’où la grande responsabilité du mouvement pour la paix. S’organiser à une échelle européenne et mondiale. Ne pas perdre son temps à essayer de convaincre des décideurs qui savent très bien ce qu’ils font, mais plutôt s’adresser à la base, à la masse des gens. Et les toucher par un langage simple et concret, liant la guerre à leurs préoccupations quotidiennes. Trouver les formes d’action concrètes qui permettront d’élargir la mobilisation. Joindre l’enthousiasme des jeunes à la transmission de l’expérience des générations précédentes. Utiliser mieux encore les possibilités d’Internet et de la contre-information. Défendre le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, leur souveraineté face aux ingérences néocoloniales, même si elles sont habillées, comme toujours, de prétextes humanitaires. Aider concrètement à développer la coopération entre les peuples pour échapper à ce système étouffant dominé par les multinationales. Mener sérieusement le débat sur une société alternative. Dissoudre l'Otan, armée de la mondialisation, sans lui chercher des ersatz comme l'armée européenne. Combattre au contraire la militarisation de l'économie et lutter pour que celle-ci soit au service des gens. Résoudre ces problèmes est la responsabilité de chacun d’entre nous |
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 | Sujet: Re: Pearl harbor,11/09 et seconde guerre passés au mixeur!!! Dim 13 Jan - 17:14 | |
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 | Sujet: Re: Pearl harbor,11/09 et seconde guerre passés au mixeur!!! Lun 14 Jan - 22:09 | |
| Henry Ford, l’ami des nazis Aux USA, c’est jour de fête à Dearborn. Le grand industriel Henry Ford organise une réception pour fêter sa nouvelle médaille. Il vient en effet de recevoir - à l’occasion de son 75è anniversaire, un petit colis de la part du chancelier Adolf Hitler, qui lui octroie la Grande Croix de l’Ordre de l’Aigle, la plus haute décoration du Reich pour les étrangers. Outre un soutien sans faille à l’industrie civile et militaire nazie, Henry Ford partage avec Hitler un anti-sémitisme violent et obsessionnel. Il a ainsi financé l’impression et l’envoi en 50 exemplaires à chaque bibliothèque municipale et scolaire des États Unis du pamphlet Les Protocles des Sages de Sion. Lors de la réception, en présence de l’attaché culturel allemand, Ford lève son verre et souhaite : « le succès de la jeune et puissante Allemagne nazie dans sa tâche d’éradication de toutes les vermines et dégénérés qui salissent la race blanche ». Ce n’est qu’en 1942 que Ford devra faire semblant de cesser ses relations avec l’Allemagne nazie... mais il sera quand même indemnisé après la guerre pour les dommages qu’ont subi ses usines en Allemagne à cause des bombardements alliés. |
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 | Sujet: Re: Pearl harbor,11/09 et seconde guerre passés au mixeur!!! Lun 14 Jan - 22:11 | |
| Henry Ford, inspirateur d’Adolf Hitler Avec le livre The International Jew, de Henry Ford (1), nous ne sommes plus du tout dans l’antijudaïsme traditionnel, d’inspiration religieuse, mais dans quelque chose de radicalement différent. Cet ouvrage en quatre volumes rassemble des articles de l’industriel parus dans son journal The Dearborn Independent. Une phrase dans un texte dédié à la salutaire « réaction de l’Allemagne contre le Juif » illustre cet esprit nouveau qui se veut scientifique et dont le langage est chargé de métaphores médicales : il s’agit d’une question d’« hygiène politique », parce que « la principale source de la maladie du corps national allemand (...), c’est l’influence des Juifs (2) ». Dans plusieurs autres passages, les juifs sont présentés comme un « germe » qui doit faire l’objet d’un « nettoyage » (cleaning out) (3). Comme l’on sait, Adolf Hitler et ses collaborateurs reprendront cette terminologie pseudo-hygiéniste, au mot près. Le Juif n’est plus défini par sa religion mais par sa « race », « une race dont la persistance a vaincu tous les efforts faits en vue de son extermination (4) ». Certes, Ford ne propose pas de reprendre ces efforts, mais la formulation est tout de même curieuse... A l’opposé se trouve la « race » « anglo-saxonne », « aryenne », « blanche européenne » ou « anglo-saxonne celtique », qui porte la civilisation dans son sang et qui a traversé l’Océan pour fonder l’Amérique : « Ils sont le peuple dominant [the ruling people], choisi au cours des siècles pour régir le monde. » Il faut donc réveiller chez les jeunes la « fierté de la race » (5). Ford s’inspire des Protocoles des Sages de Sion– un ouvrage qui serait « trop terriblement vrai pour être une fiction, trop profond dans sa connaissance des rouages secrets de la vie pour être un faux » –, cité et commenté abondamment, comme preuve ultime et irréfutable de la conspiration juive pour s’emparer du pouvoir à l’échelle mondiale. Mais l’industriel ne s’est pas limité à copier ce livre, il s’est efforcé d’en actualiser l’argumentaire et d’analyser à sa lumière des événements contemporains, notamment les révolutions en Europe. Il est souvent question de l’Allemagne – est-ce l’influence de son secrétaire Ernest Siebold ? –, qu’il décrit comme dominée par une clique juive malgré le fait qu’il « n’y a pas dans le monde de contraste plus fort que celui entre la pure race germanique et la pure race sémite (6) ». Ainsi, la révolution bolchevique n’aurait été que « la couverture externe d’un coup longuement planifié pour établir la domination d’une race ». Les soviets ne sont qu’un déguisement de l’institution juive du kahal (communauté autogérée), et tous les dirigeants « rouges » – à commencer, bien entendu, par Léon Trotski (« Braunstein », sic) – sont juifs. Certes, selon Ford, les communistes prétendent que Lénine n’est pas juif, mais « ses enfants parlent yiddish » et il a remplacé, par décret, « le dimanche chrétien par le shabbat ». Tôt ou tard cependant, affirme l’industriel, la Russie authentique se réveillera et « sa vengeance sera terrible » (7). La forme que pourrait prendre cette vengeance est suggérée dans une lettre citée dans le quatrième tome du livre : « Imaginons qu’il n’y ait plus de Sémites en Europe. Est-ce que ce serait une tragédie si terrible ? Pas du tout ! (...) Un jour, ils vont cueillir ce qu’ils ont semé (  . » Un des leitmotive du livre, qui sera abondamment repris par le nazisme, est la complicité entre le judéo-bolchevisme et la finance capitaliste juive, dans une conspiration pour imposer à la planète un gouvernement juif mondial ; par exemple, le gouvernement soviétique recevrait de l’argent des hommes d’affaires juifs d’Europe et d’Amérique. Le même raisonnement vaut pour les mouvements sociaux dans les pays occidentaux, la Grande-Bretagne ou l’Amérique. Certes, tous ces arguments n’ont pas été inventés par Ford et ses scribes, mais son livre rassemble, dans une puissante synthèse, les discours antisémites qui circulaient, au début des années 1920, un peu partout dans le monde. Trois volumes ont pour objet la place des juifs aux Etats-Unis. Au long de centaines de pages, l’industriel « analyse » leur rôle d’organisateurs et de promoteurs de l’alcoolisme, du trafic de chair blanche, de la corruption financière, sportive et politique, etc. Selon Ford, leur émigration massive d’Europe de l’Est en Amérique du Nord n’a rien à voir avec de prétendues persécutions : les pogroms ne sont que de la propagande ; il s’agit bel et bien d’une véritable invasion : le « Juif international » peut déplacer un million de personnes de la Pologne vers l’Amérique « comme un général déplace son armée (9) ». Curieusement, ce qui suscite la plus forte indignation morale de l’auteur, c’est – outre le rôle subversif des syndicats de New York et des Industrial Workers of the World (IWW), tous manipulés – la « judaïsation » du théâtre et du cinéma américains. Les Juifs sont responsables de l’introduction dans les arts de la scène aux Etats-Unis d’une « sensualité orientale » sale et indécente, « instillant un poison moral insidieux (10) ». C’est aussi à eux que l’on doit l’invention du jazz, cette musique qui, selon l’auteur (lequel semble ignorer les musiciens noirs) a « quelque chose de satanique » : grâce à sa sensualité, son érotisme éhonté, le jazz crée, « avec une ruse diabolique », une « atmosphère malpropre », qui corrompt la jeunesse américaine. Le simple bon sens exige donc le « nettoyage des sources de la maladie (11) ». Dans ce discours, qui associe étroitement puritanisme et racisme, il ne reste de la religiosité protestante traditionnelle que la crainte obsessionnelle du « sexuel ». Ford s’intéresse aussi au rôle international des financiers et, d’une façon générale, de la communauté juive nord-américaine. Une de ses affirmations les plus bizarres est que le bolchevisme est issu du quartier juif de New York, l’East Side. La preuve en serait que Trotski a lui-même habité New York pendant quelques années ; il était donc un East Sider. En fait, « tous les dirigeants de l’East Side savaient que Trotski “allait prendre l’emploi du tsar” (...). Il n’y avait rien de hasardeux dans cela. Tout avait été préalablement organisé, et les personnes désignées sont allées directement à leurs places prévues ». Bref, « la révolution juive bolchevique a été programmée en Amérique », et les activités de Trotski ont été financées par le banquier juif new-yorkais Max Warburg (12)… Michaël Löwy |
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 | Sujet: Re: Pearl harbor,11/09 et seconde guerre passés au mixeur!!! Mar 15 Jan - 0:22 | |
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 | Sujet: Re: Pearl harbor,11/09 et seconde guerre passés au mixeur!!! Mar 15 Jan - 9:05 | |
| Pourquoi Ford, GM et Esso ont-elles armé Hitler ?
Lu sur Marseille Solidaire : "Oui, mais quand même les Américains nous ont ont libérés en 45 !" Combien de fois, l’ai-je entendue celle-là ! Sur les bancs de l’école. Mais aussi lors de débats sur les guerres actuelles des USA. 40-45, la seule ’bonne’ guerre US ? Peut-être à nuancer. Quelques faits troublants sont documentés dans un excellent livre de l’historien Jacques Pauwels (1).
Ses documents irréfutables prouvent qu’une grande artie des sociétés US ont carrément collaboré avec Hitler, et pas seulement au début de la guerre : Du Pont, Union Carbide, Westinghouse, General Electric, Goodrich, Singer, Kodak, ITT, JP Morgan... Pire. La grande nouveauté stratégique d’Hitler, ce fut la "Blitzkrieg", la guerre-éclair : porter très vite ses troupes au coeur de l’adversaire. Pour cela, deux conditions indispensables : des camions et de l’essence. L’Allemagne n’ayant aucun des deux, c’est Esso qui a fourni l’essence, tandis que les camions provenaient des usines allemandes de Ford et General Motors.
"Que cette guerre dure le plus longtemps possible !" Pauwels montre que : 1. Une grande partie du patronat US était pro-Hitler dans les années 30 et 40. 2. Cela n’a changé qu’au moment où les ventes des firmes US furent mises en danger par l’agressivité commerciale allemande en Amérique latine et ailleurs. Et par les occupations japonaises qui confiquaient tout le commerce en Asie.
En fait, les Etats-Unis jouaient double jeu. Ils souhaitaient que la guerre dure longtemps. Pourquoi ? D’un côté, les énormes profits que leurs sociétés réalisaient en Allemagne étaient en croissance. De l’autre côté, ils s’enrichissaient en prêtant à la Grande-Bretagne qui supportait tout le poids financier de la guerre. Washington posait d’ailleurs comme condition que Londres abandonne ses colonies après la guerre. Ce qui fut fait. Les Etats-Unis ont réussi à profiter de la Deuxième Guerre mondiale pour affaiblir leurs rivaux et devenir la seule superpuissance capitaliste.
Henry Ford : "Ni les Alliés, ni l’Axe ne devraient gagner la guerre. Les USA devraient fournir aux deux camps les moyens de continuer à se battre jusqu’à ce que tous deux s’effondrent."
Le futur président Harry Truman, 1941 : "Si l’Allemagne gagne, nous devons aider la Russie et si la Russie gagne, nous devons aider l’Allemagne, afin qu’il en meure le maximum de chaque côté."
Ce jeu cynique ne cessa que lorsque l’URSS vainquit Hitler. Alors seulement, les Etats-Unis se précipitèrent pour sauver leurs intérêts en Europe.
Demain 6 juin, on fera comme si la guerre avait été gagnée en Normandie et non à Stalingrad. On ne dira pas qu’Hitler perdit 90% de ses soldats à l’Est. Que pour un soldat US tué, il y en eut 53 soviétiques. Les manuels scolaires sont parfois bizarres, non ?
Voilà, désolé de vous avoir ôté une de vos dernières illusions. Demain, 6 juin, vous pourrez penser à tout ça lorsque sur une plage normande, on fêtera George Bush alors que son grand-père a financé Hitler. Dans quel monde vivons-nous ?
(1). Paru en néerlandais sous le titre Le mythe de la bonne guerre (l’Amérique et la Deuxième Guerre mondiale), EPO 2000. La version française sort bientôt. A recommander, c’est aussi plein de révélations sur Roosevelt, Truman, la menace d’envahir l’URSS, la récupération des espions et criminels nazis, Churchill, De Gaulle, Yalta
PS. Si vous êtes historien, si vous traquez les mythes, les tabous, les secrets de l’Histoire officielle, ou si vous connaissez de tels historiens, écrivez-nous. Notre site en construction fera bientôt connaître "l’Autre Histoire"...
par MICHEL COLLON Mis en ligne par Cercamon, le Lundi 7 Juin 2004, 11:55 dans la rubrique "Pour comprendre". Repondre à cet article
Commentaires : Anonyme 07-06-04 à 16:16 Mirobir Lu sur : http://radio-canada.ca/nouvelles/International/nouvelles/200404/04/006-microsoft-IKEA.shtml
Ingvar Kamprad déclasse Bill Gates
Selon la télévision publique suédoise, le fondateur de la chaîne de magasins d'ameublement IKEA est le nouvel homme le plus riche du monde.
La fortune d'Ingvar Kamprad est évaluée à plus de 70 milliards de dollars canadiens.
Il ravit ainsi le titre au fondateur de Microsoft, Bill Gates, dont les avoirs sont estimés à environ 60 milliards, selon le dernier classement du magazine américain Forbes.
La dépréciation du dollar américain face aux autres devises expliquerait le déclassement de Bill Gates.
Ingvar Kamprad, qui réside en Suisse, est connu pour ses habitudes économes. En avion, il voyage en classe économique. Il n'intervient plus dans la gestion au jour le jour d'IKEA, mais sa famille est toujours propriétaire du groupe.
Lu sur : http://www.lexpansion.com/art/1681.61428.0.html
L'empire Ikea restera une affaire de famille
Interviewé par le Financial Times, Ingvar Kamprad, le fondateur d'Ikéa, a fait savoir que ses trois fils devraient assurer sa succession. Il a également reconnu une seule erreur : l'acquisition d'Habitat, il y a 10 ans.
Il aura fait couler beaucoup d’encre. Tour à tour adulé, pour le succès de son entreprise; soupçonné, puiqu'Ikea, en tant que société familiale, ne publie pas ses comptes de résultat; ou franchement honni, pour sa liaison adolescente avec le nazisme comme pour son interprétation « personnelle » du droit du travail, Ingvar Kamprad a longtemps régné sans partage à la tête d’un empire.
Mais à 76 ans, le fondateur du fabricant de meubles suédois a tiré sa révérence. Dans un entretien accordé lundi au Financial Times, ce fils de paysans devenu multimilliardaire a fait savoir que ses trois fils devraient assurer sa succession. Jonas, 35 ans, superviserait la gamme des produits Ikea, tandis que Mathias, 33 ans, pourrait accepter le poste de président du conseil d’administration. Droit d’aînesse oblige : c’est Peter, 38 ans, qui héritera de la présidence de la fondation néerlandaise qui gouverne l’ensemble du groupe, dont la valeur est estimée à quelque 25 milliards d’euros.
Un groupe dirigé d’une poigne de fer depuis sa création en 1943 : pas d’actionnaire, pas de cotation en bourse, mais des parts de marché qui augmentent de 10% par an. Le réseau représente actuellement 154 magasins implantés dans 22 pays. Et si l’on connaît le montant du dernier chiffre d’affaire (10,4 milliards d’euros), aucune information ne filtre quant aux bénéfices...
Dans l’interview accordée au FT, le patron d’Ikea (I pour Ingvar, K pour Kamprad, E pour sa ferme natale Elmtaryd, A pour d'Älmhult où il ouvrit en 1952 son premier magasin) s’est risqué à un premier bilan… Celui qui, dans les années 80, avait été accusé de faire travailler les enfants dans les pays pauvres, n’admet qu’un réel échec : Habitat, racheté par le groupe en 1992. « Une erreur », déclare M. Kamprad. Et d’évoquer une possible vente de la chaîne britannique d’ameublement, dont le bilan fait pâle figure aux côtés de celui du roi du kit : 3300 personnes, réparties dans 78 magasins en France, en Grande-Bretagne, en Espagne et en Allemagne, et quelques franchises... Et des ventes qui plafonnent à 450 millions d’euros.
Lu sur : http://voxdei.bethel-fr.com/infos/afficher_info.php3?cle=3915
Les Suédois face à leur passé nazi
La publication cette semaine d'un livre recensant les noms de 28.000 militants suédois pro-nazis a suscité débat et émotion dans un pays qui répugne à faire toute la lumière sur ses relations avec l'Allemagne hitlérienne de 1933 à 1945. Qualifié de «pornographie politique» par les uns, de «démarche pionnière» par les autres, ce livre au contenu explosif, écrit par l'universitaire Tobias Huebinette, ébranle la thèse largement répandue selon laquelle seule une poignée de Suédois aurait cédé aux sirènes fascistes. Les secrets de famille sont sacrés en Suède, cela fait partie de la culture protestante, a déclaré à l'AFP l'auteur du «National-socialisme suédois». Il a épluché les registres de neuf partis, groupuscules ou associations actifs entre 1931 et 1945 pour constituer un «annuaire» de 500 pages dans lequel s'étalent les noms, professions et domiciles de l'époque de 28.000 sympathisants et militants pro-nazis, dont ceux du fondateur d'Ikea, Ingvar Kamprad, mais aussi de députés, d'officiers, d'aristocrates, de pêcheurs ou de femmes au foyer...
La méthode employée par cet ancien activiste d'extrême gauche condamné à plusieurs reprises pour des opérations coups de poing contre les milieux néo-nazis, a été saluée par le journaliste Bosse Schoen. Lui-même avait publié une liste de plusieurs centaines de Suédois engagés volontaires dans la Wehrmacht. Il est nécessaire pour l'histoire de balayer la poussière qui se cache encore sous le tapis, écrivait-il cette semaine dans le quotidien Dagens Nyheter, évoquant notamment le besoin de vérité et de publicité sur le passé de la première famille de Suède: la famille royale. Le journal Arbetare (Le travailleur) a récemment révélé que le père de la reine Silvia (d'origine germano-brésilienne), Walter Sommerlath, avait été membre du Parti ouvrier national-socialiste allemand (NSDAP), le parti d'Adolf Hitler. De nombreux parents du roi Carl XVI Gustaf ont également affiché leur soutien à l'Allemagne hitlérienne, selon Tobias Huebinette: sa mère, Sibylle de Saxe-Cobourg-Gotha, ou encore son oncle, le prince Bertil. Mais on ne veut pas le savoir. Beaucoup de Suédois éprouvent de la compassion pour ceux dont le nom figure dans le livre, a-t-il souligné.
Le Premier ministre Goeran Persson a néanmoins promis d'ouvrir prochainement les archives de la police secrète antérieures à 1949 pour faciliter les recherches sur la Suède, officiellement neutre, pendant la Seconde Guerre mondiale. Plusieurs partis politiques se sont également engagés à rendre des comptes sur cette période. L'ancien député conservateur Rolf Clarkson a quant à lui décidé de ne pas attendre la publication du livre pour justifier son «engagement de jeunesse». Nous estimions que les Allemands avaient droit à une revanche après le Traité de Versailles et nous étions favorables à la construction d'une société allemande sans classes (..). Nous ne savions rien sur l'Holocauste, a-t-il affirmé mercredi dans la presse. La question juive était de second ordre au sein des partis et je n'ai pas le souvenir de déclarations antisémites, a-t-il ajouté.
L'historien Klaus Boehme, qui préface le livre, estime au contraire que ces militants étaient germanophones, lisaient les journaux et connaissaient la politique culturelle inhumaine et raciste du IIIe Reich. Le contenu inédit du livre de M. Huebinette a pour le moins suscité la curiosité: les stocks de la librairie Hedengrens, à Stockholm, étaient épuisés à l'issue du premier jour de vente. Dans les rayonnages «Histoire» et «Sciences politiques» de la librairie, une poignée de titres seulement traitent du rapport des Suédois au régime nazi. Sur le même thème, une recherche sommaire dans les archives en ligne de la Bibliothèque royale déroule une modeste liste de 90 références, dont une majorité sur le néo-nazisme depuis les années 1980.
Lu sur :
http://www.coe.int/T/E/Cultural_Co-operation/education/History_Teaching/History_in_the_20th_century/Final_Conference/6862-XXe%20Interplay%20views.pdf
Silence is not an answer « Le silence n’est pas une réponse » de Bosse Schön (Page n°45) |
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 | Sujet: Re: Pearl harbor,11/09 et seconde guerre passés au mixeur!!! Mar 15 Jan - 9:06 | |
| Ford, General Motors et le Troisième Reich : une collaboration “hautement profitable”
dimanche 24 avril 2005 par admin Il y a près de soixante ans, les GIs américains qui se battaient en Europe contre les troupes d’Hitler eurent la surprise de découvrir que les militaires allemands conduisaient des camions Ford. S’ils avaient porté leurs regards vers le ciel, ils auraient pu voir voler les avions nazis construits par Opel, une filiale de General Motors (GM). En 1939, les filières allemandes de General Motors et Ford approvisionnaient 70% du marché allemand de voitures. Les filiales allemandes de ces deux géants de l’automobile ont aussi fabriqué du matériel militaire pour les armées de l’Etat fasciste. Des recherches historiques ont établi que certains des dirigeants de ces deux firmes collaborèrent à la conversion en industries militaires des usines Ford et GM d’Allemagne et des zones occupées de France et de Pologne. Ford, General Motors et le Troisième Reich : une collaboration “hautement profitable”
Il y a près de soixante ans, les GIs américains qui se battaient en Europe contre les troupes d’Hitler eurent la surprise de découvrir que les militaires allemands conduisaient des camions Ford. S’ils avaient porté leurs regards vers le ciel, ils auraient pu voir voler les avions nazis construits par Opel, une filiale de General Motors (GM). En 1939, les filières allemandes de General Motors et Ford approvisionnaient 70% du marché allemand de voitures. Les filiales allemandes de ces deux géants de l’automobile ont aussi fabriqué du matériel militaire pour les armées de l’Etat fasciste. Des recherches historiques ont établi que certains des dirigeants de ces deux firmes collaborèrent à la conversion en industries militaires des usines Ford et GM d’Allemagne et des zones occupées de France et de Pologne.
Un chercheur, Bradford Snell, a comparé l’importance relative, pour les fascistes allemands, de la Suisse - qui a facilité les activités financières des nazis durant la seconde guerre mondiale - avec celle de GM. Snell écrit : "La Suisse était juste une caisse de dépôt pour l’argent des pillages. Par contre, GM faisait partie intégrante de l’effort de guerre allemand. Les Allemands auraient pu envahir la Pologne et la Russie sans la Suisse. Ils n’auraient pu en faire autant sans GM".
Au sujet des rapports entre Ford et les Nazis, l’historienne Miriam Kleinman écrit : "Quand vous pensez à Ford, vous pensez au baseball ou aux donuts. Vous ne pensez pas au portrait d’Henry Ford qu’Hitler avait accroché dans son bureau." De fait, les rapports entre Henry Ford et le dictateur allemand sont antérieurs à la prise de pouvoir par les Nazis, en 1933. Parmi les anti-sémites, Henry Ford s’est distingué en publiant de nombreuses calomnies contre le peuple juif dans un journal qui lui appartenait. Si bien qu’en 1931, Hitler disait, dans le Detroit News : "Je considère Henry Ford comme une inspiration." L’admiration était apparemment réciproque. En juillet 1938, Henry Ford acceptait une médaille du gouvernement allemand, la plus grande récompense qui pouvait être remise à un étranger par les Nazis. Un mois plus tard, James Mooney, un haut dirigeant de GM, recevait également une médaille du gouvernement allemand "pour les grands services rendus au Reich." L’écrivain anglais Charles Higham cite ces paroles de Mooney, en 1940 : "Hitler est dans le vrai, et je ne ferai rien qui puisse le contrarier."
A la fin de la guerre, Henry Schneider, un enquêteur de l’armée américaine, qualifiait la filiale allemande de Ford d’"arsenal du nazisme, du moins pour les véhicules militaires". D’après Schneider, ce dispositif avait l’approbation des dirigeants de Ford, aux USA. La reconnaissance des Nazis pour Ford et GM était bien fondée : les camions "Blitz", produits dans une usine construite par GM à Berlin, étaient une composante majeure de la "Blitzkrieg", l’agression allemande contre ses pays voisins : la Pologne, l’URSS et la France. Opel, la filiale allemande de GM, et Ford-Allemagne étaient les deux premiers constructeurs de camions pour les forces militaires allemandes.
La relation mutuellement avantageuse entre les deux géants américains de l’automobile et l’Etat fasciste dépassait largement le cadre du commerce de camions. Schneider affirme que Ford livrait aux Allemands de grandes quantités de caoutchouc, une matière vitale pour assurer la mobilité des armées fascistes. L’écrivain Snell accuse GM d’avoir fourni au régime nazi la technologie nécessaire pour produire du carburant synthétique. Snell dit avoir été informé par le chef des armées nazies Albert Speer que, sans cette technologie, Hitler "n’aurait jamais songé à envahir la Pologne." Le déchaînement de la guerre en 1939 n’a donc pas du surprendre GM ou Ford ; ces deux firmes qui ont rivalisé pour le marché allemand depuis les années 1920.
Dans les six années précédant la seconde guerre mondiale, les Nazis s’étaient attribué le devoir de persécuter les ennemies du fascisme en Allemagne, notamment les communistes, les sociaux démocrates et les juifs. En amorçant la guerre, l’état Hitlérien visait simplement ses ennemis extérieurs, les peuples Européens. L’assaut allemand contre la Pologne, en 1939, qui opposa les tanks allemands à la cavalerie polonaise, n’a pas mis fin à l’étroite coopération entre les filiales allemandes de Ford et de GM et l’Etat fasciste. Quelques semaines après l’invasion de la Tchécoslovaquie par l’armée nazie, en 1939, Alfred P.Sloan, le patron de GM, remarquait que la production et les ventes de GM en Allemagne étaient "hautement profitables." James Mooney, qui dirigeait les filiales européennes étrangères de GM, eut des entretiens avec Hitler deux semaines après l’invasion de la Pologne, à la suite de quoi les filiales allemandes de GM continuèrent de fabriquer du matériel de guerre pour l’armée nazie.
Le chercheur Charles Higham soutient que les filiales de Ford qui se trouvaient dans la France occupée par les Allemands continuèrent de produire des camions pour l’armée nazie après 1941, et que Ford ouvrit une autre filiale en Algérie, pour fournir au Général Rommel des camions et des voitures blindées. En avril 1943, le secrétaire américain au trésor Henry Morgenthau estimait que la production de la filiale française de Ford était "au seul profit de l’Allemagne", qui avait "clairement démontré sa volonté de protéger les intérêts de Ford."
Pour quiconque avait des yeux pour voir, le futur que les Nazis préparaient aux peuples du monde était parfaitement clair : guerre perpétuelle, antisémitisme, racisme, dictature et mépris de la culture. Or, cela n’a pas dissuadé Ford ou Sloan de jouer un rôle important, sinon irremplaçable, dans l’agression nazie contre l’Europe. Voilà qui en dit long sur la classe capitaliste.
Sloan et Ford ont maintenu leur coopération avec l’Allemagne d’Hitler pendant huit des douze années du joug fasciste (entre 1933 et 1941). Cela suggère fortement qu’il manque aux grands capitalistes le sens moral que la plupart des gens possèdent. Ceci dit, Sloan et Ford n’étaient pas les seuls à entretenir des relations privilégiées avec les Nazis : c’était aussi le cas du patriarche de la famille Bush, Prescott Bush. L’enthousiasme suscité par Hitler chez une large fraction de la classe dirigeante américaine est une expression claire du fait que ce n’est pas la bonne classe sociale qui détient le pouvoir.
Les capacités productives d’un pays devraient servir à faire progresser l’humanité et à défendre et promouvoir la culture. La culture d’une société devrait reposer sur la solidarité et non le racisme et la xénophobie, ces deux piliers de la démagogie fasciste. Le fait que deux des plus puissantes corporations des Etats-Unis aient traité l’Etat hitlérien en partenaire commercial mène à la conclusion que leurs appels au patriotisme sont un non-sens. Ce qui comptait pour le capital, dans les années trente, et ce qui compte encore aujourd’hui pour lui, c’est le profit - quel que soit le moyen de l’obtenir.
Les liens entre le grand capital et les éléments les plus réactionnaires du monde entier sont inhérents au fonctionnement du système capitaliste. Quant au fait que GM, Ford et toute leur classe de sangsues assoiffées de profit continuent de mener les affaires de ce pays et du monde entier, il démontre clairement la nécessité d’un changement complet !
Yosef Mikhah Publication : juillet 2003 |
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 | Sujet: Re: Pearl harbor,11/09 et seconde guerre passés au mixeur!!! Mar 15 Jan - 9:08 | |
| L’histoire de Prescott BUSH, grand-père de l’actuel Président ¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯ Prescott Bush, 1,5 Million de Dollars à son époque, et Auschwitz. La fortune de la famille Bush est liée à la Shoah : Prescott Bush finança Hitler avant et pendant la guerre. Il finança et tira profit de la shoah en se servant des Juifs et autres déportés comme esclaves ! Navigation rapide * La fortune des Bush entachée du sang des déportés, p1 La fortune des Bush entachée du sang des déportés Article de Toby Rogers traduit le 01 avril 2003 par Didier Erard. L’original se trouve ici ¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯ L’histoire de Prescott BUSH, grand-père de l’actuel Président ¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯ Prescott Bush, 1,5 Million de Dollars à son époque, et Auschwitz. La fortune de la famille Bush est liée à la Shoah : Prescott Bush finança Hitler avant et pendant la guerre. Il finança et tira profit de la shoah en se servant des Juifs et autres déportés comme esclaves ! A l’heure du scandale d’Enron, un autre scandale dans la famille Bush se dissimule dans l’ombre de l’histoire. Le 19 avril 2001, le Président George W. Bush a passé une partie de cette "journée du souvenir de l’holocauste" (Holocaust Remembrance Day) avec des survivants de l’holocauste, des vétérans alliés, et leurs familles. Dans une cérémonie qui a réuni des religieux juifs, Benjamin Meed, un survivant du ghetto de Varsovie, a décrit de façon émouvante à l’assemblée ce dont il fut témoin le 19 avril 1943 : « J’étais debout, à l’extérieur d’une église catholique, face au ghetto, dit M. Meed, alors que je regardais le ghetto en train d’être bombardé par l’artillerie allemande, je pouvais voir de nombreux Juifs de ma communauté sauter par les fenêtres d’immeubles en feu. Je suis resté là longtemps, frappé de stupeur. » Le survivant conclut ses souvenir en disant : « Nous tremblons à l’idée de ce qui pourrait arriver si nous laissions les générations futures ignorantes d’une telle tragédie ». Le Président Bush lut un texte disant - en substance - que la consciense de l’humanité était liée au souvenir de ce qui s’était passé, et que le souvenir devrait être gardé et préservé. Le souvenir de ce qui était, selon Mr Bush, l’un des pires actes de génocide dans l’histoire de l’humanité et qu’il n’avait pas été commis par des "brutes" et des gens sans éducation, mais par des gens qui se considéraient eux-mêmes comme cultivés et bien éduqués, des hommes modernes, tournés vers l’avenir. Leur crime a montré au monde que le "Mal" (diable, démon) peut se glisser et s’immiscer dans toute civilisation, et qu’avoir conscience du "Mal" est la seule façon de l’arrêter. Mais, pendant que le Président Bush étreignait la communauté des survivants de l’holocauste au printemps dernier, lui et sa famille ont gardé un lourd secret, depuis plus de 50 ans, sur le passé du grand-père du Président, Prescott Bush. D’après des documents des services secrets hollandais et des archives gouvernementales U.S, Prescott Bush a fait de considérables bénéfices sur le dos du travail des esclaves du camp d’Auschwitz. (NDT : En gros et pour faire vite, mais sans que cela vous donne le droit de ne pas lire la suite, il bénéficia de la main d’œuvre gratuite de tous ceux qui fûrent jugés aptes à travailler lors de leur arrivée dans le camp.) Le Président Bush lui-même a hérité de ces profits datant de l’holocauste, et son père, George Herbert Walker, ancien Président des Etats-Unis, décida au début des années 1980, de placer cette fortune en l’investissant dans un trust. Pendant les années de vie publique de la famille Bush, la presse américaine oublia de garder un oeil sur un fait historique : au travers de la banque UBC (Union Banking Corporation ), Prescott Bush, George Herbert Walker, et l’industriel allemand Fritz Thyssen, ont financé Adolf Hitler avant et pendant la 2ème guerre mondiale. Ce fait a été relaté en 1994 par John Loftus et Mark Aarons dans leur livre : The Secret War Against the Jews : How Western Espionage Betrayed the Jewish People. Le gouvernement U.S. a eu connaissance du fait que certaines sociétés américaines travaillaient avec Hitler, telles que Standard Oil, General Motors ou la Chase Bank. Toutes ont été sanctionnées après Pearl Harbor et l’entrée des Etats-Unis dans le conflit. Avant cela, le reporter du New York Times Charles Higham avait publié, en 1983, le livre : Trading With The Enemy, The Nazi American Money Plot 1933-1949. Le gouvernement a étouffé l’affaire pendant et après la seconde guerre mondiale. Pourquoi ? D’après Higham, le gouvernement pensa que la révélation d’un tel scandale aurait affecté le moral du public, générant de larges grèves, et peut-être provoquant des mutineries dans les services de l’armée. Higham déclara que le gouvernement pensait que "leur condamnation et leur emprisonnement aurait rendu impossible l’aide des industriels envers l’effort de guerre américain". Toutefois, la banque de Prescott Bush ne faisait pas qu’aider Hitler financièrement. En fait, il y avait un lien beaucoup plus fort que ce que savaient Mr. Higham et Mr. Loftus au moment où ils publièrent leur livre. Un document des services secrets Hollandais, ainsi que de nouvelles informations en provenance d’archives du gouvernement U.S., confirment sans aucun doute, les liens directs entre Bush, Thyssen, et les bénéfices tirés du génocide d’Auschwitz. Les relations d’affaire entre Prescott Bush et Fritz Thyssen étaient beaucoup plus directes que ce qui avait précédemment été écrit. Les nouvelles informations révèlent comment Prescott Bush et l’UBC, dont il était directeur, profitèrent de l’holocauste. Cet état de fait pourrait déboucher sur des poursuites, engagées par les survivants de l’holocauste, à l’encontre des héritiers de la fortune de Prescott Bush. Pour avoir réellement une vue d’ensemble sur la façon dont Prescott Bush fit des profits sur le dos des esclaves des camps de concentration, il est nécessaire de retourner en 1916, date où tout a commencé. ¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯ Fin de la première guerre mondiale : L’empire Thyssen sur la corde raide ¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯ En 1916, August Thyssen sut que la "Grande Guerre" était en train de tourner au vinaigre pour l’Allemagne, épuisant les ressources et l’économie du pays. Le gouvernement était hors-course et sa société, Thyssen & Co., employant 50 000 personnes avec une production annuelle de 1 000 000 de tonnes de fer et d’acier, était le principal fournisseur d’armes des Allemands. L’entrée en guerre des Etats-Unis risquait fort de signifier sa propre perte à lui, August Thyssen. Il savait que le temps jouait en sa défaveur. Son premier fils, Friedrich (Fritz) Thyssen, fût envoyé dans les meilleures écoles commerciales en Europe et était destiné à hériter une fortune estimée à 100 000 000 $, ainsi qu’un empire industriel situé à Muehlheim, dans la Ruhr. En plus de Fritz, des plans ont été faits également en faveur du deuxième fils : Heinrich. La fin de la guerre approchant, Heinrich Thyssen, changea discrètement de nationalité, passant d’Allemand à Hongrois et se maria avec une aristocrate hongroise, la Baronne Margrit Bornemisza de Kaszon. Dès lors le nom d’Heinrich se mua en Baron Thyssen Bornemisza de Kaszon. À peu près à cette même époque, peu avant la fin de la guerre, August Thyssen fonda la "Bank voor Handel en Scheepvaart" à Rotterdam (Hollande). La neutralité de la Hollande assurait une position parfaite en dehors de l’Allemagne pour blanchir l’argent de la "August Thyssen Bank" à Berlin lorsque les premières demandes d’aide financières ont émané des Alliés. Mais la guerre cessa plus tôt que ne l’avait prévu Thyssen et ceci prit au dépourvu le "Rockefeller de la Ruhr". Le 10 Novembre 1918, les socialistes allemands prirent Berlin. Le lendemain matin, à 5 heures, ce qui restait de l’Allemagne se rendait aux alliés, terminant officiellement la première guerre mondiale. Thyssen relatera plus tard, dans son autobiographie (I Paid Hitler) : « au moment de la signature de l’armistice et du traité de Versailles, mon père et moi étions profondémment attristés de voir le spectacle d’une abjecte humiliation de l’Allemagne. » Après la guerre, le chaos s’abattit sur l’Allemagne. Les réserves de nourritures s’épuisèrent. L’hiver approchait sur cette nation affamée quand, le 7 décembre 1918, la ligue socialiste Spartakiste vint frapper à la porte de la villa des Thyssen avec une milice armée. August et Fritz furent arrêtés et emmenés de prison en prison en Allemagne pendant 4 jours. Tout le long du chemin ils furent témoins de simulacres d’éxécutions destinés à les terroriser. Et cela a marché. Quand ils furent relâchés, les deux Thyssen étaient horrifiés du nouveau climat politique dans leur Allemagne bien-aimée. Ils ne pouvaient admettre que l’Allemagne était responsable de sa propre mort. Les Thyssen pensaient que tous les problèmes de l’Allemagne avaient presque toujours été causés par des étrangers. C’étaient les Juifs, croyaient-ils (ainsi que beaucoup d’autres) qui se cachaient derrière l’internationale socialiste dans le monde. Dans l’intervalle, le plus jeune frère de Fritz, le Baron Thyssen Bornemisza de Kaszon, s’installa à Rotterdam et devint l’actionnaire majoritaire de la "Bank voor Handel en Scheepvaart". Tout ce dont la famille Thyssen avait besoin maintenant était un développement vers les Etats-Unis. ¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯ Les années 1920 : Le business tisse ses liens ¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯ Le fils du maître des chemins de fer E. Ronald Harriman, Averell Harriman, ne voulait rien avoir à faire avec les chemins de fer. Aussi son père lui donna une firme d’investissements, W.A. Harriman & Company sise à New York City et embaucha la personne la plus qualifiée du coin pour mener les opérations, George Herbert Walker. Averell embaucha son petit frère, Edward Roland "Bunny" Harriman en tant que vice-président. En 1920, George Herbert Walker avait déjà fait fortune au Missouri. Walker, un ancien champion poids-lourd de boxe, n’était rien de moins qu’un pitbull humain. Il était alors propriétaire de grosses demeures sur la côte Est et d’un appartement princier à Manhattan. Ses hobbies étaient de jouer au golf, aller à la chasse, boire du scotch et rosser ses fils. Elsie Walker, une des petite-filles le décrivit comme "un vieux bâtard extrêmement dur" et ajouta que ses enfants n’éprouvaient aucunement de l’amour pour lui. Il haïssait les catholiques et les Juifs, bien que ses parents aient fait de lui un catholique. En 1922, Averell Harriman fit un voyage en Allemagne pour démarrer une filiale de W.A. Harriman & Co. à Berlin. Cette filiale était aussi dirigée par Walker. Pendant ce voyage il rencontra la famille Thyssen pour la première fois. Harriman accepta d’aider les Thyssen dans leur visée de créer une banque aux Etats-Unis. L’année suivante, l’Allemagne déjà blessée allait de plus en plus mal. Le gouvernement n’avait pas de solution et ils gelèrent leurs décisions, pendant que l’Allemagne pourrissait de l’intérieur. Fritz Thyssen relatera plus tard que : « Face à d’énormes grèves et une production quasiment arrêtée, nous étions dans une situation d’inflation extrême. Le gouvernement à Berlin était en perdition. Il était financièrement ruiné. L’autorité s’écroulait. » En Saxe, un gouvernement communiste fût mis en place et la "Terreur Rouge", organisée par Max Hoelz, régna sur la région. Le Reich Allemand était sur le point de s’effondrer. En octobre 1923, Fritz Thyssen, émotionellement désespéré, rendit une visite à un membre de sa famille, le Général Erich Ludendorff, héros militaire. Pendant le gouvernement socialiste à Berlin en 1918, Ludendorff organisa une résistance militaire contre les socialistes, et les industriels fûrent dès lors ses débiteurs. quand Thyssen rencontra Ludendorff, ils discutèrent du désastre économique Allemand. Thyssen fût apocalyptique, craignant que le pire soit encore à venir. Ludendorff n’était pas d’accord. Il dit : « Il y a encore un espoir, Adolph Hitler et le Parti National Socialiste ». Ludendorff respectait Adolph Hitler immensément. "Il est le seul à avoir un certain sens politique". Ludendorff encouragea Thyssen à se joindre au mouvement nazi. "Va un jour l’écouter", lui conseilla-t’il. Thyssen suivit l’avis du Général Ludendorff et s’en fût à des réunions pour écouter parler Hitler. Il était fasciné par ce personnage. "J’ai réalisé tous ses talents d’orateur et sa capacité à mener les masses. Ce qui m’a impressionné était l’ordre qui régnait dans ces réunions, la discipline quasi-militaire de tous ses suivants". Thyssen arrangea un rendez-vous avec Hitler et Ludendorff à Munich. Hitler dit à Thyssen que le mouvement nazi était dans des difficultés financières, il ne pouvait grandir assez vite et était totalement inefficace sans financements. Hitler avait besoin du plus d’argent possible pour combattre la conspiration judéo-communiste contre l’Europe. Hitler envisageait une monarchie Allemande fasciste aux mains d’une force de production nationale énorme. Thyssen fût enchanté de la proposition. Il donna à Hitler et Ludendorff 100 000 marks or (25 000 euros) pour le parti Nazi. D’autres dans les industries du charbon et de l’acier suivèrent rapidement Thyssen. De nombreux gros industriels en Allemagne aidèrent Hitler à réaliser son agenda secret. D’autres payèrent de peur de rester sur la touche si le mouvement réussissait à s’amplifier. La plupart des industriels se détournèrent d’Hitler losqu’il manqua son coup d’État en 1923. Pendant qu’Hitler était en prison, Thyssen, par le biais de la "Bank voor Handel en Scheepvaart", fonda la "Union Banking Corporation" en 1924. ¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯ L’Union Banking Corporation ¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯ Au début de 1924, Hendrick J. Kouwenhoven, le directeur de la "Bank voor Handel en Scheepvaart", vint à New York pour rencontrer Walker et les frères Harriman. Ensemble, ils fondèrent la Union Banking Corporation. Ses bureaux étaient situés à Broadway, à la même adresse que Harriman & Co. Alors que l’économie allemande se redresse dans la deuxième moitié des années 20, la firme de Walker et Harriman vendit pour 50 000 000 $ de bons allemands aux investisseurs américains, qui profitèrent énormément du boom économique en Allemagne. En 1926, August Thyssen mourut, à l’âge de 84 ans. Fritz était désormais à la tête d’une des plus grosses dynasties industrielles en Europe. Il créa rapidement la United Steel Works (USW), le plus gros conglomérat industriel de l’histoire Allemande. Thyssen embaucha Albert Volger, l’un des plus influents industriels de la Ruhr, comme directeur général de l’USW. |
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Nombre de messages: 1809 Age: 22 Localisation: "Prisonnier du village" Date d'inscription: 06/07/2007
 | Sujet: Re: Pearl harbor,11/09 et seconde guerre passés au mixeur!!! Mar 15 Jan - 9:10 | |
| Thyssen amena également à bord du bateau Fredich Flick, membre d’une autre dynastie industrielle Allemande, propriétaire d’industries du charbon et du fer en Allemagne et en Pologne, et qui voulait désespérément investir dans dans l’empire Thyssen. Pendant cette année à New York, George Walker décida de donner un gros coup de pouce à son dernier fils, Prescott Bush. Walker fit de Bush le vice-président de Harriman & Co. Le bureau de Prescott employa de nombreux camarades de promotion (Yale 1917), dont Roland Harriman et Knight Woolley. Tous les trois furent amis intimes à Yale et tous étaient membres de "Skull and Bones", une mystérieuse société secrète sur le campus. En dépit de l’atmosphère fraternelle chez Harriman & Co., c’était un endroit où il fallait travailler dur, et personne ne travaillait plus dur que Prescott Bush. En fait, Walker embaucha Bush pour l’aider à superviser la toute nouvelle United Steel Works. Une branche de l’empire USW était la "Consolidated Silesian Steel Corporation" et la "Upper Silesian Coal and Steel Company" située en Silésie (Pologne). Thyssen et Flick payèrent Bush et Walker généreusement, mais cela valait le coup. Leurs façons de gérer les affaires plaisaient à tous financièrement, et le talent collectif des quatre hommes et leur rapide succès étonna l’ensemble du monde des affaires. Pendant ce temps, le parti Nazi était en faillite. Depuis la reprise de l’activité économique, les membres et les dons avaient diminué, laissant le parti Nazi s’assécher sur pied. En 1927, Hitler avait de gros besoin d’argent. Son parti était fortement endetté. Hitler demanda à son secrétaire Rudolf Hess de secouer les riches magnats du charbon, et un sympathisant Nazi, Emil Kirdorf, régla les dettes. Mais l’année suivante, il n’eut plus l’argent nécessaire pour continuer à contribuer. En 1928, Hitler avait en vue l’énorme Barlow Palace, dans la Briennerstrasse, le quartier le plus aristocratique de Munich. Hitler voulait transformer ce palais en quartier général du parti Nazi, et en changer le nom en "Maison Brune", mais il était hors de prix. Hitler demanda à Hess de contacter Thyssen. Après l’appel de Hess, Thyssen sentit qu’il était temps de donner à Hitler une seconde chance. Par le biais de la "Bank voor Handel en Scheepvaart", Thyssen plaça Hess en possession des fonds demandés pour acheter et transformer le palais. Thyssen raconta plus tard que cela avait coûté 250 000 marks mais les leaders Nazis déclarèrent plus tard que la transformation seule avait coûté plus de 800 000 marks (équivalent à 2 millions d’euros aujourd’hui) Hitler et Thyssen devinrent des amis proches après l’achat de la "Maison Brune". À ce moment, aucun des deux ne savait à quel point l’influence de cette maison allait avoir l’année suivante. Et ce fût 1929. La grande crise boursière, partout dans le monde. Avec une reprise économique allemande en flammes, Hitler sut qu’une file d’industriels attendant pour lui donner de l’argent allait bientôt se dessiner devant sa porte. ¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯ Les années 1930 : Hitler grimpe - Thyssen et Bush encaissent ¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯ Thyssen prétendra plus tard que ses week-ends avec Hitler et Hess au château de Rhineland n’étaient aucunement personnels mais uniquement d’affaires, et qu’il n’approuvait pas la plupart des idées d’Hitler, mais le journaliste (bien connu à l’époque) R.G Waldeck, qui passa quelque temps avec Thyssen en cure en Forêt Noire, s’en est souvenu de façon totalement différente. Alors qu’ils se promenaient dans la Forêt Noire pendant l’hiver 1929/30, Thyssen déclara à Waldeck qu’il croyait en Hitler. Il parlait de lui avec chaleur, et que les Nazis étaient les "nouveaux hommes" qui allaient rendre sa force à l’Allemagne. Dans le contexte de crise qui saignait l’Europe, le soutien financier de Thyssen rendit inévitable l’ascension d’Hitler vers le pouvoir. La grande crise frappa aussi Harriman & Co. L’année suivante, Harriman & Co. fusionna avec Brown/Shipley. Brown/Shipley conserva son nom, alors que Harriman & Co. devint Brown Brothers, Harriman. La nouvelle firme emménagea au 59, Wall Street, tandis qu’UBC resta à Broadway. Averell Harriman et Prescott Bush rétablirent une compagnie en holding nommée "The Harriman 15 Corporation". Une des sociétés dont Harriman conserva des parts était la "Consolidated Silesian Steel Company". Les 2/3 de la société appartenaient à Friedrich Flick. Le reste était à Harriman. En décembre 1931, Fritz Thyssen rejoignit officiellement le parti Nazi. Quand Thyssen arriva, le parti Nazi avaient gagné une masse critique partout en Allemagne. Les discours d’Hitler, sa personnalité, son charisme, ainsi que la crise économique et le fabuleux soutien financier de la "Bank voor Handel en Scheepvaart ", tout cela a contribué à l’ascension irrésitible de sa côte de popularité au sein du peuple Allemand. En septembre 1932, Thyssen invita l’élite des magnats industriels Allemands dans son château pour rencontrer Hitler. Ils passèrent des heures à questionner Hitler, qui répondit à leurs questions avec "la plus grande satisfaction", se souvient Thyssen. Mais, en Novembre, des électeurs Allemands fatigués des tendances anti-démocratiques d’Hitler rejoignièrent le parti communiste, qui obtint la majorité des sièges aux élections. Les Nazis perdirent 35 sièges au Reichstag, mais ils avaient déjà négocié une entente secrète de partage du pouvoir avec Hindenburg qui amena finalement Hitler à se proclamer dictateur. Lors de sa prise de pouvoir, les protestations des électeurs Allemands fûrent quasiment insignifiante. En 1934 mourut Hindenburg, et Hitler contrôlait complètement l’Allemagne. En mars, Hitler annonça qu’il envisageait de construire un nouveau complexe auto-routier. Il voulait connecter toutes les régions du Reich à l’aide d’un réseau de voies de grandes largeurs. Hitler voulait faire chuter le chômage, mais il voulait aussi, et surtout, de nouvelles routes pour accélérer les manœuvres militaires. Il voulait également sérieusement renouveler le potentiel militaire allemand. Hitler ordonna une "renaissance" de l’armée allemande, et signa un contrat avec Thyssen et l’United Steel Works pour la mise en œuvre. L’empire de Thyssen fût le creuset de la machine de guerre Nazi qui mena à la deuxième guerre mondiale, tuant des millions de gens. Les bénéfices de Thyssen et Flick s’envolèrent, atteignant des centaines de millions en 1934, et la "Bank voor Handel en Scheepvaart" ainsi que UBC à New York croulaient sous l’argent. Prescott Bush devint directeur d’UBC et assurait le succès des opérations nécessitées par le plan économique Allemand. Les parts de Bush dans UBC furent au à leur maximum lors de l’avènement de l’ordre nouveau prôné par Hitler. Le 19 mars 1934, Prescott Bush tendit à Averell Harriman un exemplaire du New York Times. Le gouvernement polonais attaquait la "Consolidated Silesian Steel Corporation" ainsi que la "Upper Silesian Coal and Steel Company" (qui représentaient 45% de la production d’acier de Pologne) pour des raisons de malversations diverses, endettement excessif, comptabilité fictive et déficit de sécurité. Bush et Harriman firent appel à l’avocat John Foster Dulles pour masquer les opérations frauduleuses qui n’auraient pas résisté à un examen minuteux des comptes. L’invasion d’Hitler en 1939 régla une fois pour toutes le débat autour des sociétés Consolidated Silesian Steel Corporation et Upper Silesian Coal and Steel Company. Les Nazis ôtèrent des mains du gouvernement Polonais les compagnies de Thyssen, Flick et Harriman, et prévoyèrent à terme de remplacer les ouvriers payés par des prisonniers. Au début, Hitler avait promis à Staline qu’ils se partageraient la Pologne, et qu’on pourrait utiliser des prisonniers faits par les Russes pour faire tourner les usines Polonaises. Promesse jamais tenue, car quelques temps après il envahit la Russie ¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯ Les années 1940 : Le business continue ¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯ La "Consolidated Silesian Steel Corporation" était située près de la ville Polonaise de Oswiecim, dans une des régions les plus riches en gisements minéraux. C’est là qu’Hitler décida d’établir le camp de concentration d’Auschwitz. Alors que la possibilité d’y faire travailler des prisonniers faits par les Russes tombait à l’eau, les Nazis transféraient des Juifs, communistes, gitans et d’autres minorités dans ce camp. Les prisonniers en mesure de travailler ont été répartis dans une trentaine de sociétés. L’une d’elles était la "Consolidated Silesian Steel Corporation". John Loftus déclara à "Clamor Magazine" que personne n’avait à ce jour établi la relation entre cette société, Auschwitz et Prescott Bush. Malgré le fait que la "Consolidated Steel" était en la possession de Thyssen et Flick , l’invasion de l’Europe par Hitler leur fit peur. Elle faisait ressurgir les fantômes de la première guerre mondiale. Il vendirent la société à UBC. Sous le complet contrôle de Harriman et la conduite de Bush, la société fût rebaptisée "Silesian American Corporation" et devint une partie du portefeuille d’une quinzaine de sociétés appartenant à Harriman et à UBC. Thyssen partit pour la Suisse puis plus tard pour la France pour se cacher de la terreur Nazi qu’il avait contribué à créer. Une partie de la gestion du travail forcé en Pologne était assurée par Prescott Bush, selon un agent Hollandais. En 1941, le travail forcé était devenu le moteur de la machine de guerre Nazi. Selon Higham, un bon nombre d’hommes d’affaire américains n’ont pas seulement soutenu Hitler en formant une alliance d’intérêts pendant toute la 2ème guerre mondiale. Ils pensaient qu’une paix négociée avec Hilter leur permettrait d’imposer leurs vues libérales quant à la réorganisation de l’Europe. Cela aurait, en fin de compte, laissé la place à un État policier qui pouvait conforter l’autonomie de leurs possessions financières, économiques et politiques. Six jours après la déclaration de guerre du PrésidentFranklin D. Roosevelt, le secrétaire au Trésor Henry Morgenthau et le procureur général Américain Francis Biddle signèrent le "Trading With the Enemy Act" (déclaration frappant le commerce avec l’ennemi) , qui bannit toutes les transactions commerciales avec l’ennemi de la nation U.S. Cela n’empêcha pas Prescott Bush de continuer ses affaires comme si de rien n’était, aidant l’invasion de l’Europe par les Nazis, fournissant des armes qui seraient tôt ou tard tournées contre les soldats Américains dans leur combat contre l’Allemagne. Le 20 octobre 1942, le gourvernement U.S. en eut assez de Prescott Bush et de ses accords commerciaux avec les Nazis au travers de Thyssen. Pendant l’été, le New York Tribune exposa Bush et Thyssen sur la place publique, les qualifiant "d’anges d’Hitler". Quand le gouvernement mit son nez dans les comptes d’UBC, il découvrirent que la banque de Bush et ses actionnaires ont fait des bénéfices considérables avec des membres de la famille Thyssen au travers de contrats passés avec un ennemi de la nation. La liste des 7 actionnaires d’UBC était la suivante : - E. Roland Harriman - 3991 actions - Cornelis Lievense - 4 actions - Harold D.Pennington - 1 action - Ray Morris - 1 action - Prescott S. Bush - 1 action - H.J. Kouwenhoven - 1 action - Johann G. Groeninger - 1 action. Les livres d’UBC révélèrent également les énormes flux monétaires transitant par les Thyssen, et le gouvernement de réaliser qu’UBC n’était que la partie visible de l’iceberg. Le 17 novembre 1942, le gouvernement U.S. reprit la "Silesian American Corporation", mais ne poursuivit pas Bush pour les raisons invoquées plus haut. Les sociétés eurent la permission de travailler avec le bureau de conservation des propriétés étrangères du gouvernement sous l’expresse condition de ne pas aider les Nazis. En 1943, possédant toujours ses actions, Prescott Bush démissiona d’UBC et aida des douzaines de causes relatives à la guerre à obtenir de l’argent, en siégeant au "National War Fund" (fond national pour la guerre). Après la guerre, le gouvernement hollandais débuta des investigations à propos de bijoux royaux qui auraient été dérobés à la famille royale. Ils regardèrent bien évidemment dans les comptes de la "Bank voor Handel en Scheepvaart". Lorsqu’ils découvrirent des transactions de la "Silesian American Corporation", il commencèrent à poser un grand nombre de questions au gérant de la banque, H.J. Kounhoven. Kounhoven fut semble-t’il choqué de la découverte et s’envola pour New York pour en informer Prescott Bush. Selon les services hollandais, Kouwenhoven rencontra Prescott peu après Noël 1947. Deux semaines après, Kouwenhoven mourut, apparemment d’une crise cardiaque. ¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯ Les années 1950 : Bush vend les actions d’UBC ¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯ En 1948, la vie de Fritz Thyssen est en ruines. Après avoir été emprisonnés par les Nazis, Thyssen et Flick le fûrent par les Alliés. Interrogés de façon incomplète par ceux-ci, ils leur fut intimé l’ordre de payer des réparations et furent condamnés à des peines de prison pour les atroces crimes contre l’humanité dont ils étaient coupables. Le 8 février 1951, Fritz Thyssen mourut en Argentineà l’âge de 78 ans, prétenduement rongé par le remords. Thyssen était en colère de la façon dont il avait été traité par l’Europe après la guerre et de comment l’histoire se souviendrait de lui comme le plus gros financier d’Hitler (NDT : même presque mort il ne manquait pas d’air). Quand Thyssen mourut, le bureau de conservation des propriétés étrangères du gouvernement délivra les biens de l’Union Banking Corporation à Brown Brothers Harriman. Les actionnaires restant d’UBC vendirent leurs actions et ainsi liquidèrent le reste de "l’argent du sang" d’UBC. Prescott Bush reçut 1 million et demi de dollars pour sa part dans l’UBC. (NDT : Imaginez le reste...) Cet argent aida son fils, George Herbert Walker Bush, à monter sa société, Overby Development Company, et ce dans la même année. Une chose qui aida aussi son fils fut de délaisser les sphères industrielles pour s’intéresser à la politique, où il réussit, en 1952, à se faire élire sénateur du Connecticut. Le 8 octobre 1972, Prescott Bush mourut d’un cancer et ses dernières volontés ont été exécutées peu après. En 1980, quand George H.W. Bush fût élu au titre de vice-Président, il plaça les biens de sa famille dans un trust dirigé par son vieil ami William "Stamps" Farish III, partenaire de chasse à la caille. Le choix de Bush en la personne de Farish pour régir la fortune de la famille est quelque peu révélateur du fait que l’ancien Président est tout à fait au courant de l’origine de la fortune, et ce par le fait que le grand-père de Farish, William Farish Jr., le 25 Mars 1942, plaida "pas de contestation" à l’accusation faite par le gouvernement U.S. de "commerce avec l’ennemi". Cette implication concernait la "Standard Oil", au New Jersey, qui avaient investi des millions sur IG Farben. Prescott Bush fut décrit en public par le Sénateur Harry Truman comme approchant la trahison de par les bénéfices tirés de la machine de guerre Nazi. Les milliards hérités étaient tachés de sang. Il s’est passé plus de 60 ans depuis ce qui fut l’un des plus gros scandales financiers que le 20ème siècle ait connu, et maintenant seulement, nous sommes en mesure d’appréhender certains aspects pour le moins importants de cette sombre période historique. Vive la révolution : http://www.mai68.org ou : http://www.cs3i.fr/abonnes/do ou : http://vlr.da.ru ou : http://hlv.cjb.net |
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